‹ Le socialisme chrétienChapitre 48 sur 133 · Homélie XII. Œufrrt, édit. Migne · texte numérisé non relu

Homélie XII. Œufrrt, édit. Migne

très sujets? Les hommes d'aujourd'hui les tiennent de leurs aïeux, qui les tenaient d'aïeux plus anciens encore. Mais les premiers législateurs eux-mêmes, où donc les avaient-ils trouvées, sinon dans leurs consciences? C'est ainsi que furent définies les règles des jugements, les règles des peines. Saint Paul l'a proclamé. »

Par quelle loi maintenant a été constituée la propriété et de quelle loi dépend son régime? Il ne peut être question ici de la loi divine : la loi divine ne gouverne (directement, cela s'entend) que la vie spirituelle et absolue. « D'où donc celui qui possède tient-il ce qu'il possède? N'estce pas du droit humain? Car, par le droit divin, la terre appartient tout entière à Dieu ^ » Cette différence ainsi marquée par saint Augustin ne constitue pas, encore une fois, une opposition. Pour commander à une sphère inférieure, le droit humain n'en veut pas moins être obéi. Pour diriger la vie terrestre et se plier a ses nécessités, il n'en est pas moins en harmonie avec la vie éternelle à laquelle prépare la vie présente. Les deux droits se complètent ainsi sans se contredire. Le droit humain nous dit de posséder selon telles conditions, réglées par les lois positives. Le droit divin ne nous dit de mépriser ni ces droits ni ces lois; car, ajoute saint Augustin ', a ces droits humains mêmes, c'est Dieu qui les

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