‹ Le socialisme chrétienChapitre 49 sur 133 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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a distribués par Tintermédiaire des empereurs et des rois du siècle ». Seulement le droit divin nous dira de n'en user que pour le bien des autres hommes et pour le bien de notre âme. Si le droit humain nous attribue quelque pouvoir ou quelque autorité sur les autres hommes, le droit divin nous ordonnera de nous en servir dans un esprit d'humilité et de charité. Il dira même que, a plus on est grand devant les hommes, plus on doit s'humilier devant Dieu ». — « C'est ainsi la loi temporelle, dit encore saint Augustin *, qui règle le juste usage que nous devons faire de ce qui est à nous, pour le temps, en vue de la paix et du bon ordre de la société humaine, à savoir notre corps, notre liberté, notre famille, nos enfants, notre cité, enfin notre argent, mot qui comprend tout ce que nous pouvons posséder^ tout ce que nous avons le droit de vendre et de donner. »

Dans son Histoire des sciences politiques et dans le remarquable chapitre qu'il a consacré

aux théories morales des Pères de l'Kglisc, M. P. Janet a écrit : « L'erreur des Pères, si j'ose dire, est de n'avoir pas aperçu entre le droit divin, droit mystique qui n'est pas de ce monde, et le droit humain ou positif, un droit naturel ». C'est ce même oubli qui, selon M. Janet, a égaré les Pères dans leur doctrine

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