Ezcchtcl, XVIII
"2, Dcutcr., XVI, 18, 20.
s.ant renvcrsera-t-il l'équité*? » C'est Eliplias de Théman qui prononce ces paroles, et ses discours, il est vrai, seront déclarés téméraires. Mais Eliu, dont les opinions ne seront point condamnées, dit aussi : « Le Tout-Puissant ne renversera pas
la justice Qui lui a confié l'empire delà terre?
Tu n'oses pas nommer un roi oppresseur ni appeler iniques les grands du monde.... Et que sont-ils auprès de celui qui juge également les princes de la terre, qui ne connaît pas le roi lorsqu'il dispute le droit du pauvre, parce que tous les hommes sont les ouvrages de ses mains '? » Job lui-même va plus loin, car il dit : « Qui m'accordera d'arriver jusqu'à Dieu et de me présenter devant son trône? Je plaiderais ma cause devant lui, et ma bouche multiplierait les preuves de mon innocence. — J'entendrais sa réponse, je comprendrais ses discours et, sûr de mon innocence, j'entrerais en jugement avec lui et je sortirais victorieux de son tribunal'. »
Dans ces belles paroles, la justice apparaît donc comme quelque chose d'intermédiaire entre Dieu et l'homme ; et c'est ici le moment de rappeler combien de fois Dieu, dans la Bible, tient i\ dire qu'il sera toujours fidèle à ses promesses. Mais cette justice, précisément parce qu'elle n'est pas arbitraire, a besoin d'être interprétée.