‹ Le socialisme chrétienChapitre 55 sur 133 · Amclincau, p · texte numérisé non relu

Amclincau, p

tîce? C'est faire a chacun sa part égale de biens, sous la condition égale de travail, c'est agir sociétairement.... Dans les sociétéis d'animaux, tous les individus font exactement les mêmes choses : un même génie les dirige, une même volonté les anime; on dirait qu'un seul moi les

gouverne tous Le mal moral, c'est-à-dire, dans

la question qui nous occupe, le désordre de la société, s'explique naturellement par notre faculté de réfléchir. Le paupérisme, les crimes, les révoltes ont eu pour mère l'inégalité des conditions, qui fut (ille de la propriété, qui naquit de l'égoïsme, qui fut engendré du sens privé, qui descend en ligne directe de l'autocratie de la raison. » Voilà ce qu'écrivait Proudhon * dans la première ardeur de ses controverses. N'est-ce pas la même conception d'une prétendue justice égalitaire, le même cynisme dans le regret de la vie animale et enfin le même pessimisme que chez les héritiers de Carpocrate et de Valentin?

Mais la tradition n^avait guère été interrompue; car immédiatement après ces derniers nous trouvons des hérésies qui, quoique partant de principes quelque peu différents, aboutissent à un socialisme analogue.

Dans les premiers siècles de l'Eglise, plusieurs communautés juives essayèrent avec le christianisme des compromis oit elles espéraient con-

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