‹ Le socialisme chrétienChapitre 57 sur 133 · Catéch,, VII, De provid, Dei · texte numérisé non relu

Catéch,, VII, De provid, Dei

leur zèle judaïsant, ils invoquaient certains passages de rÉvangile. Ils citaient tout particulièrement ' les versets où saint Luc et saint Matthieu montrent le diable tentant Jésus et lui offrant toutes les richesses de la terre, comme un maître et possesseur offre ce dont seul il peut disposer. « Car tout cela m'a été livré, lit-on dans saint Luc *, et je le donne à qui je veux. » — « Tout cela m'a été livré! » Est-ce exact? se demandent saint Cyrille et les autres Pères qui condamnent avec lui les interprétations des ébionites. Dieu peut lui avoir livré les royaumes de la terre pour un temps, pour une action déterminée, comme il lui avait livré le saint homme Job, afin de l'éprouver. Puis il y a une autre explication qui parait plus simple encore , c'est que le diable ment. Comment l'Évangile induirait-il à croire aux paroles d'un être qu'il a si énergiquement qualifié de père du mensonge? En tout cas, ce qui intéresse le plus, c'est que cette attribution d'un caractère diabolique aux richesses temporelles, les Pères de l'Eglise la condamnent ; ils en font nettement une hérésie.

Dans cette floraison d'hérésies du ii® siècle, il faut encore signaler les marcionites *. On ne nous a conservé d'eux aucune formule comniu-

1. Voir saint Cyrille, texte cité, édit. Mignc. Voir particulièrement les commentaires.

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