Liv. I, art. 5. Cf. liv. VJII, art
« Sous un prince sage, rolsivcté doit être odieuse, et on ne doit pas la laisser dans la jouissance de son injuste repos. C'est elle qui corrompt les mœurs et fait naître le brigandage (nous dirions aujourd'hui le vagabondage et la récidive). Elle produit aussi les mendiants, autre race qu'il faut bannir d*un royaume bien policé; et se souvenir de cette loi (du Deutéronome) : qu*il n'y ait point d'indigents ni de mendiants parmi vous! On ne doit pas les compter parmi les citoyens puisqu'ils sont à la charge de TEtat, eux et leurs enfants '. » Seulement Bossu et ajoute avec beaucoup de bon sens et d'humanité : « Mais pour ôter la mendicité, il faut trouver des moyens contre l'indigence ». Quels moyens? Il a nommé le « secours mutuel ». Lui eût-il fallu beaucoup d'efforts pour passer du sens général et encore vague qu'il donnait à cette expression au sens de plus en plus précis et scientifique que nous connaissons de notre temps?
Enfin Bossuet proclame que les vraies richesses d'un royaume sont les hommes, et il appuie sur l'importance sociale de la fécondité des mariages * : « Soient maudites de Dieu et des hommes les unions dont on ne veut pas voir de fruits et
1. Donc Bossuet n'admettrait pas qu'on laissût ou qu'on nt voter ceux qui vivent de la charité légale; et il est certain que le problème est délicat.