‹ Le socialisme chrétienChapitre 83 sur 133 · Lettre du 8 juin · texte numérisé non relu

Lettre du 8 juin

laisse faire à chacun ce que bon lui semble, » Voilà un bel éloge : or on ne peut dire que celui qui Ta écrit ait eu le jugement prévenu par les succès flatteurs de son ministère ; car, quelques lignes plus bas, il parle du a peu de fruit » qu'il fait parmi ces peuples, trop contents d'eux-mêmes et de leur sort et de la divinité à laquelle ils attribuent leur i»onheur.

Il n'y a donc pas a en douter : les missionnaires ' voient leurs sauvages heureux et bons, et ils attribuent bonheur et bonté à la simplicité de la vie. J'ai parlé tout à l'heure de rAmérique. Mais un Père écrit de Manille * : « Leurs femmes aiment ii s'occuper et ne sont jamais oisives; elles travaillent en toiles, en dentelles, quelques-unes en broderies. Elles ont beaucoup de modestie et de pudeur et sont naturellement portées à la piété. A vrai dire, le désiniéres- \ sèment de nos Indiens et le contentement oii ils ' vivent au milieu de leur pauvreté coupent la racine à bien des vices. » Nous revoici dans la Bétique; on a bien le droit dès lors de se demander ' si c'est J.-J. Rousseau ou un P.

Dutertre, auteur estimé d'une histoire des Antilles, qui a écrit les lignes suivantes : « A ces mots de sauvage, la plupart des gens se représentent une espèce d'hommes barbares, féroces,

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