Vidieu, Flist. delà Commune, p
motif, à la haine farouche que l'on voulait exciter contre tout ce qui touchait de près ou de loin à la religion catholique. On méditait déjà l'assassinat des prêtres , et il fallait ne pas s'exposer à trouver des instruments indociles au jour du crime. Aussi, il n'est calomnie monstrueuse et bête que l'on n'ait répandue dans le monde de la fédération, monde aviné, crédule, honteusement ignorant et fanatique. On ne se contentait pas de piller les églises , d'y installer les clubs où l'on dégorgeait les plus violentes inepties, d'arrêter les prêtres, les religieux, les religieuses, de les vilipender, de les injurier, de les incarcérer; on inventait sur ces pauvres gens des contes à dormir debout ^ »
Il serait superflu d'aller plus loin dans l'énumération des crimes de la Commune pour prouver, à l'encontre de M. R. Meyer, que la Commune n'a pas maintenu l'ordre. Nous devons signaler maintenant les mesures qui révèlent spécialement l'intervention de l'Internationale et qui portent le cachet des doctrines socialistes. M. R. Meyer croit savoir de bonne source que l'Internationale dépensa à Paris, du 3 au 18 mars, la somme de 782.615 francs pour préparer l'insurrection. D'après le même auteur, l'Internationale aurait fait parvenir à Paris, dans le courant de mars 1871,1a somme de deux millions, cinq mille fusils Remington, dix mille revolvers et cinq millions de cartouches.
Pendant que l'on négociait entre Paris et Versailles, et qu'on publiait proclamation sur proclamation, les chefs de l'Internationale , qui savaient ce qu'ils vou-