‹ Le socialisme contre lE̓tatChapitre 27 sur 64 · INTRODUCTION XXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXV

ment ouvrier organisé, la Fédération restait pratiquement incorporée à l'État qu'elle prétendait combattre, par le fait qu'elle admettait la subvention des Pouvoirs publics comme moyen normal de vie.

Il fallut, pour que les tendances syndicalistes, dont la théorie avait été faite par Sorel, prennent corps dans une organisation puissante, la crise qui se produisit en 1900 dans les milieux ouyriers et socialistes, lorsque M. Millerand, à cette époque un des leaders du socialisme parlementaire, accepta de faire partie du ministère Waldeck-Rousseau— Galliffet.

Ainsi que le constatait GrifTuelhes, six ans plus tard, au Congrès de la C. G. T. à Amiens, ce fut pour réagir contre le réformisme dès socialistes parlementaires qu'une coalition d'anarchistes, de Guesdistes, de Blanquistes, d'Allemanistes et d'éléments divers se fprma, pour isoler du pouvoir les syndicats. Cette coalition se maintint par la suite et fut la vie de la C. G. T.

A l'origine donc, le mouvement syndicaliste n'est pas autre chose qu'une protestation contre le millerandisme et contre les tentatives gouvernementales de domestication des syndicats professionnels.

Tandis que le parti socialiste, dans sa majorité, approuve la politique de M. Millerand et lui accorde son appui parlementaire, les éléments avancés des syndicats prennent une attitude de

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