‹ Le socialisme contre lE̓tatChapitre 38 sur 64 · INTRODUCTION XLVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLVII

moins proches du syndicalisme révolutionnaire; et, entre ces deux extrêmes, nous trouvons, plus ou moins nombreux suivant les pays, sous le nom de « marxistes », de « radicaux », de « socialistes révolutionnaires », des militants qui s'efforcent de ^conformer leur action aux idées fondamentales qui se trouvent- développées dans le manifeste et les autres pages de Marx et d'Engels.

Certes, entre ces trois groupes, il n'y a pas de lignes de démarcation nettement tranchées.

Parmi les socialistes à tendances réformistes qui adhèrent à l'Internationale, il n'en est aucun, si féru soit-il des méthodes électorales et parlementaires, qui n'admette que, à un moment donné, la conquête du pouvoir politique puisse être le résultat d'une action révolutionnaire ou d'une série d'actions révolutionnaires, et que, d'autre part, l'action directe des syndicats ne soit yn adjuvant nécessaire de l'action des partis socialistes.

De même, parmi les « révolutionnaires », il n'en est pas qui méconnaissent l'utilité de l'action parlementaire ou syndicale.

Quant aux socialistes à tendance syndicaliste, dès l'instant où ils adhèrent au, parti socialiste et à l'Internationale, ils doivent, par le fait même, admettre la nécessité de l'action politique, soit réformiste, soit révolutionnaire.

C'est ce que Hubert Lagardelle, par exemple, reconnaissait en ces termes dans un article : « La

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