‹ Le socialisme contre lE̓tatChapitre 57 sur 64 · CHAPITRE III L'AUTONOMIE DU PERSONNEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE III L'AUTONOMIE DU PERSONNEL

La troisième question qui se pose, lorsque l'Etat, se faisant industriel, occupe un personnel nombreux, est celle de savoir si, au point de vue de la liberté d'association, et spécialement de la liberté syndicale, ces travailleurs doivent être assimilés à leurs camarades de l'industrie privée, ou bien, au contraire, être exclus du droit commun et subir, à raison de leur qualité d'agents de l'État, diverses* restrictions aux libertés ordinaires des citoyens ?

Presque partout, sinon partout, à l'origine, les gouvernements ont résolu cette question dans le sens restrictif. Ils se sont refusés à toute distinction entre l'État, organe d'autorité, et l'État, organe de gestion. Ils n'ont voulu voir dans les agents de leurs services industriels ou techniques — tels que les postes, les télégraphes, les chemins; de fer — que des fonctionnaires comme les autres, faisant partie d'une organisation hiérarchique et ne ^pouvant créer des syndicats sans tomber sous l'application des lois pénales qui punissent les coalitions de fonctionnaires.

C'est ainsi qu'à la Chambre française, le 17 no-

Page 1