XII INTRODUCTION
mentale ne saurait éire trop raffermie ^ En môme temps, par sa doctrine morale, TÉglise donne des directions générales qui empêchent, même sur le terrain économique, les écarts extrêmes de ceux qui restent soumis à son enseignement, et, par son action intérieure, elle dirige pratiquement leur activité vers le bien.
Pour tout esprit attentif, 11 est frappant de voir comment l'Eglise reprend, dans les grandes affaires de l'Humanité, le rôle prépondérant que la Révolution lui avait fait perdre. Il y a quinze ans encore, le rationalisme officiel, la jalousie plus ou moins déguisée des Gouvernements semblaient l'obliger à n'exercer son enseignement moral que dans le domaine de la vie individuelle et des rapports privés. Aujourd'hui, la société civile aux abois en face du péril socialiste applaudit à la reprise éclatante de son enseignement traditionnel dans le domaine'
des rapports publics .
Ce n'est plus seulement la France, ce premier
i. Cet ouvrage est consacré exclusivement à l'exposé et à la discussion des questions pratiques qui se débattent en ce moment devant les Parlements et dans la presse périodique des différents pays. Mais il ne faut pas perdre de vue le mouvement d'idées qui se produit dans les universités et les hautes régions intellectuelles; car il y a constamment action et réaction entre la science et les faits économiques. Voilà pourquoi nous nous permettons d'indic|uer ici deux études dans lesquelles nous avons cherché, à dix ans de date, à présenter une esquisse de l'état de la science sociale depuis un quaii. de siècle. Elles ont paru dans le Correspondant des 10 et 25 septembre 1878 et 25 septembre 1888.