LA CRITIQUE DE L*ÉTAT SOCIAL PAR PEGQUEUR
La différence entre le salaire payé à l'ouvrier et le prix de vente des produits forme ce que le collectivisme appelle la plus-value, ce qui représente, pour lui, du travail non payé.
L'accumulation de cette plus-value forme un capital nouveau qui va créer une nouvelle plus-value, de sorte que le capital va aller constamment en s'accroissant, grossissant le nombre des prolétaires et accusant toujours davantage la division entre le capitalisme et le prolétariat.
De cette subordination économique résulte l'existence de classes distinctes, en dépit de l'égalité civile et politique de leurs membres ; et comme le régime capitaliste exproprie de plus en plus la classe moyenne, il tend à accentuer la division de la société en deux classes principales : d'un côté ceux qui disposent des moyens de travail, de l'autre ceux pour qui la mise en œuvre de ces moyens est Tunique possibilité de vie.
11 y a antagonisme entre ces deux classes et c'est de cette lutte de classes que doit naître, selon lui-même, le collectivisme. Le triomphe du prolétariat marquera la fin de la lutte des classes par la fusion des deux classes en une seule, la majorité formée par les prolétaires ne pouvant vivre à son tour de l'exploitation d'une minorité : les capitalistes.
Pecqueur n'a pas présenté la situation existant entre le capital et le travail de la même façon que le collectivisme. 11 admet que tout le bénéfice doit revenir inté-
gralement au travail : « tout au travail, inen au capital » ; mais ce n'est pas parce qu'il admet que toute valeur est due uniquement au travail, comme le dit le collectivisme, c'est parce qu'il veut donner à tous les mêmes droits . sur le capital. Le capital collectif gardera son rôle dans la production des richesses, mais il ne constituera plus un moyen individuel de production. Le travail seul pourra procurer à l'individu un bénéfice.
La théorie collectiviste de la plus-value n'existe pas chez Pecqueur et lorsqu'il parle de plus-value (1), le mot n'a pas le même sens que chez Marx : c'est simplement un bénéfice entre le prix de revient et le prix de vente sans qu'il soit question pour cela de travail non payé.
C'est lorsque Pecqueur déclare que, dans certains cas, l'Etat devra vendre les objets au-dessus du prix de revient ; cela lui procurera une plus-value.
Si Pecqueur admet que les objets doivent être vendus au prix de revient, ce n'est pas pour appliquer la théorie de la valeur-travail du collectivisme, c'est simplement pour satisfaire son idéal de justice. Si donc l'ouvrier reçoit néanmoins le prix du travail qu'il a fourni, il ne peut être question de travail non payé, et la plus-value réalisée ainsi par l'Etat n'a pas du tout le même caractère que la plus-value marxiste.
La systématisation de la lutte des classes n'existe pas
(K) Pecqueur, Théorie nouvelle, p. 561,
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davantage chez Pecqueur. L'antagonisme des capitalistes et des prolétaires s'y trouve : Pecqueur en a certainement eu conscience, mais quand bien même il y aurait vu la cause du socialisme, ce qui n'aurait rien d'invraisemblable, étant données les idées évolutionistes qu'il émet parfois, il ne pouvait pas la présenter de la même façon que Marx ; ses principes chrétiens de fraternité, de charité et de paix auraient été trop en contradiction avec cette lutte des classes du collectivisme qui est une théorie de haine et de guerre.
§ 3. — Le libre échange.
Les rapports qui existent actuellement entre le capital et le travail et la façon dont on comprend aujourd'hui la propriété entraînent forcément comme conséquence le régime de la concurrence, et Pecqueur condamne ce régime. La concurrence, dit-il, a des « effets anti-sociaux et anti-économiques » ; « chacun produit ce qu'il veut, comme il veut, quand il veut, produit bien ou produit mal, trop ou pas assez, trop tôt ou trop tard, trop cher ou à trop bas prix ; chacun ignore s'il vendra ou quand il vendra, le producteur ignore les besoins ou les ressources, les demandes et les offres... En tout cela il est toujours le jouet du hasard, l'esclave de la loi du plus fort, du moins pressé, ou du plus riche ( 1 ) ». Tandis que sur un point il y a disette d'une richesse, sur l'autre
(1) Pecqueur, Théorie nouvellej p» 414 et 415,
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il y a trop-plein et gaspillage. C'est enfin de toutes parts et en toutes choses instabilité, incertitude, confusion, guerre et chaos.
Comme conséquences infaillibles c'est la permanence et Tuniversalisation des banqueroutes ; les mécomptes, les ruines subites et les fortunes improvisées, les crises commerciales, les chômages, les encombrements et les disettes périodiques, l'instabilité ou l'avilissement des salaires et des profits; la déperdition ou le gaspillage énorme de richesses, de temps et d'efforts (1).
Les ouvriers, les prolétaires sont, en général, misérables, ignorants, dépendants, grossiers ou incultes, chétifs ou malades, découragés et malheureux parce qu'ils ne possèdent pas leur part d'instruments du travail.
Les propriétaires sont riches, éclairés, cultivés, bien portants, gais et dispos, heureux enfin relativement parce qu'ils disposent de la matière du travail.
Sans vouloir discuter toutes ces critiques on peut constater que, sur ce point, Pecqueur n'a rien inventé : il a simplement repris toutes les critiques du libre ^ échange qui avaient été faites avant lui.
Mais, pour lui, ce n'est pas à la concurrence ellemême qu'il faut s'attaquer, il faut remonter plus haut : « On a vu^ dil-il, tous ces maux et toutes ces injustices et l'on a attaqué le régime du laisser-faire, de la concur-
(i) Théorie nouvelle, p. 416.
LA CRITIQUE DE L'ih'AT SOGfAL PAR PÉGQtËUR 61
rence, mais on n'a pas vu que la concurrence elle-^ même n'était qu'un effet, et que la cause première était l'appropriation individuelle et arbitraire des instruments du travail. Pour détruire l'effet, il faut enlever la cause (1). » ^
Pecqueur accepte les mesures que l'on propose comme remèdes : fixation des heures de travail, fixa- ^ tion des salaires, tarif maximum des denrées et marchandises, impôt progressif, droit progressif sur les successions, institutions de crédit, lois sur l'apprentissage, colonies agricoles, sociétés de secours mutuels... il croit possible d'améliorer ainsi dans certains cas l'état de choses actuel, mais il ne les considère que comme des moyens transitoires^ comme des demi-mesures qui ne peuvent suffire et qui risquent même parfois d'être inutiles ou même nuisibles (2).
Un seul remède, selon lui, peut corriger ces maux : c'est la socialisation des instruments du travail ; en supprimant ainsi la cause première, la propriété, on supprime les effets. ^
(1) Ihéorienouvelle^^, 414. (2)I6id.,p. 429.
Les principes qu'a énoncés Pecqueur et sa définition
de la propriété le conduisent au droit et à Tobligation au
^travail. Au temps de Pecqueur le droit au travail était
à Tordre du jour, c'était laque tous les réformateurs
pensaient trouver la solution du problème social.
C'est aussi pour appliquer le droit au travail que Pecqueur établit son organisation du travail basée sur la socialisation des moyens de production (1).
Déjà, dans son étude de la propriété, il était arrivé au droit au travail. Il s'efforce cependant de le justifier encore par les principes qui sont la base de sa théorie. (( Ce que tu veux pour toi, veuille-le pour leaautres », a-t-il dit. Or chacun désire travailler lorsqu'il ne peut vivre autrement et personne ne veut être obligé de nourrir les autres à ne rien faire. 11 faut donc que chacun travaille et que tous puissent travailler. Tout oisif « vit de la peine de ses semblables », c'est un « être immoral et dangereux »> (2).
D'autre part tous les hommes sont égaux et par con-
(1) Pecqueur, Théorie nouvelle, p. 497.
(2) Ï6td.,p. 500.
séquent la « loi sociale » doit exiger de tous le travail et doit rassurer à tous.
Le travail enfin a élé prescrit aux hommes par toutes les religions.
Le travail est donc un devoir en même temps qu'un droit. C'est seulement dans une a fonction w que l'individu peut trouver réalisés ce droit et celte obligation au travail. 11 faut donc qu'il soit« fonctionnaire » (!)•
Il n'y a évidemment qu'une « association nationale sous la suprématie de pouvoirs représentatifs qui puisse garantir ce droit à tous » (2).
Le droit au travail est inconciliable avec celui de la propriété tel qu'il est entendu aujourd'hui. Il faut que l'un abdique au profit de l'autre (3) ; et, si l'on accepte^ le droit au travail, il faut que la propriété des moyens de production disparaisse. ^
La production n'est qu'un moyen, le véritable but"" c'est la distribution ; et la meilleure distribution est celle^ où il est fait la plus large part des richesses au travail. Or il n'y a aucune raison pour limiter cette part du tra-"* vail et logiquement on doit attribuer en définitive « tout au travail et rien au capital » (4).
Ce qui est propre à l'individu, c'est son activité et non les instruments dont il dispose : il a donc droit à
(i) Pecqueur, Théorie nouvelle, p. 492.
(2) Ibid.y p. 505.
(3) Ibid., p. 506.
(4) Ibid,, p. 515.
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un bénéfice basé sur son travail et non sur les moyens de production qu'il possède.
La part à laquelle il a droit n'est pas le produit qu'il a créé, mais une part proportionnelle au résultat de
^ son activité dans le bénéfice collectif (1). Peu lui importe, en effet, le produit immédiat de son activité, ce dont il a besoin, c'est de produits différents de celui qu'il a créé et qui sont créés par d'autres. Par fruilsdu travail il ne faut donc pas entendre les résultats mêmes,
^mais l'équivalent proportionnel de ces produits dans la
^masse totale.
Pour arriver à procurer à chacun cette part à laquelle il a droit, il faut « ordonner » la production et la répar-
^ tition. Pecqueur trouve dans la société actuelle les embryons qui peuvent devenir son socialisme en les éten* dant,en les généralisant: c'est l'administration, l'armée,
^l'usine considérée isolément... Les hommes « s'ordonnent w bien pour la guerre, conslate-t-il, ils s'ordonnent pour l'administration politique, ils s'ordonnent même pour un concert, et ils négligent de s'ordonner pour la production matérielle et immatérielle : ils s'arrêtent justement là où l'anarchie est la plus funeste à la société. 11 n'y a point de hiérarchie dans l'industrie agricole, manufacturière et commerciale, ni dans la science, ni dans les beaux-arts ; c'est-à-dire ni ordre, ni unité dans la production, la transmission et la distribution des utilités sociales.
(1) Pecqueur, Théorie nouvelle^ p. 547.
Il est vrai que « chaque petit potentat d^industrie, d'agriculture et de commerce » trouve indispensable de mettre une discipline dans son établissement, de hiérarchiser ses ouvriers, mais néanmoins il reste isolé.
Toutes les sphères de travail sont dans une étroite et mutuelle dépendance : Tune ne saurait se passer de toutes les autres sans se trouver compromise; malgré la division du travail, qui est nécessaire, il leur faut un centre commun qui les rattache : TKtat (1 ).
Toute fonction est un devoir avant d'être un droit ; le rôle que remplit chaque individu n'a pas été créé à cause de lui, mais à cause de la société : les juges ne rendent pas la justice, les soldats ne font pas la guerre dans leur intérêt et à leur guise ; ils font tout cela pour la société dont ils sont membres.
De même on ne produit pas pour soi, on ne fabrique pas et ojtt ne commerce pas pour soi et à cause de soi (2). De même que le législateur ne vend pas les jugements qu'il rend, le fonctionnaire-agriculteur ou le fonctionnaire-industriel ne doit pas vendre les produits de son terrain ou de son usine.
Pour cela, il ne doit y avoir dans une nation qu' « un^ seul propriétaire, un seul entrepreneur, un seul maître, un seul capitaliste prêteur, une seule institution de crédit: TEtat, le peuple dans ses représentants. Tout producteur, tout commerçant, tout détenteur delà ma-
(1) PecqueuFy Théorie nouvelle^ p. 556.
(2) Ibid., p 557,
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tière du travail doit être fonctionnaire de l'association
nationale » (1).
Pecqueur aboutit donc toujours à la socialisation des j — des instruments de production. C/est dans ses ouvrages
que pour la première fois on peut rencontrer ce mot de socialisation, et précisément dans le sens où il est entendu aujourd'hui. Il ne s'agit pas pour lui d'une suppression purement négative des capitaux, mais de leur administration. C'est le collectivisme et il ne manque à Pecqueur que d'avoir inventé le mot.
Ce qu'il s'agit de socialiser, pour lui, ce sont seulement les sources et les instruments de production. Il supprime la propriété privée des capitaux, mais non la propriété des résultats du travail. Le droit au travail n'exige que la socialisation des capitaux. L'individu reste propriétaire de la valeur des produits de son travail et cette valeur il la consommera comme bon lui ^semblera. Il l'épargnera, s'il veut ; mais il est un usage qu'il ne pourra pas en faire, c'est la transformer en capital.
Le collectivisme d'aujourd'hui se présente comme issu du socialisme scientitique, comme la déduction rationnelle de l'œuvre analytique de Karl Marx. C'est pour avoir découvert l'évolution de l'économie des sociétés que le collectivisme actuel est, d'après lui-même, parvenu à cette forme scientifique du socialisme.
(i) Théorie nouveUe, p. 565
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Mais l'œuvre de Pecqueur montre à l'évidence qu'il n'était pas besoin du formidable appareil dialectique de Marx pour arriver au collectivisme. Pecqueur n'a pas eu besoin d aller si loin que Karl Marx. Après un peu"^ de réflexion, il a vu que le communisme fraternel est une pure chimère. L'organisation du travail Ta conduit ensuite aux conclusions que Marx n'a obtenu qu'au prix d'indéchiffrables déductions.
Pecqueur ne déiruit pas le capital, avons-nous dit, il le retire des mains de quelques-uns pour le donner à tous collectivement : il le confie aux pouvoirs représentatifs de la nation. Par cette socialisation, il prétend ne pas faire un changement considérable : tous les membres de la société seront simplement ramenés à la condition économique où se trouvent aujourd'hui l'immense majorité des producteurs. En effet, les grands établissements industriels sont pour les ouvriers un centre de production où ils trouvent des instruments pour leur travail. Mais ils ne peuvent en user à leur fantaisie, et ils ont beau paraître et disparaître, les centres de production persistent. Eh bien, ce qu'on voit actuellement pour tant d'hommes sera appliqué à tous.
Ce sera l'égalité pour tous, car tous seront dans les mêmes conditions au point de vue des facilités accordées au travail. Le droit au travail sera ainsi réalisé.
Toutefois un pouvoir « coordinateur » est nécessaire. Sans cela ce serait l'anarchie. Le droit au travail serait un vain mot si chacun pouvait travailler comme bon lui
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semble et aussi longtemps qu'il lui plaît. Les plus forls, les plus énergiques, enlèveraient aux autres les moyens de travailler.
'^ Pecqueur veut une association universelle. Il insiste souvent sur le caractère cosmopolite de son socialisme. Mais il ne prétend pas fondre toutes les nations en une seule ; il veut que la production soit nationale, mais que les nations soient reliées entre elles ; le peuple dans sa masse, dit-il, ne formera plus qu'une seule et immense association économique, civile et politique, .sous la raison sociale: association française, association américaine, association italienne,... ayant pour conseil d'administration des représentants, pour gérant le pouvoir exécutif et pour actionnaires l'universalité de la société. Puis, grâce au progrès des sentiments cosmopolites, toutes les nations se relierontgraduellement entre elles pour l'économie et la politique... et alors l'association spirituelle et matérielle du genre humain sera un fait accompli (1).
^ Comment devra-t-on arriver à ce résultat? Comme les socialistes utopistes, Pecqueur l'attend exclusivement des moyens de l'ordre pacifique : la violence lui paraît la plus grande des calamités. Moraliser les individus, les instruire de leurs devoirs et de leurs droits,
, cela suffira, selon lui, à transformer la société.
Le collectivisme, au contraire, attend son avènement
• (1) Pecqueur, Théorie nouvelle^ p. 575,
des événements eux-mêmes. Cependant Karl Marx admettait qu'une révolution pouvait hâter révolution de la société et les moyens violents sont fort en honneur aujourd'hui chez les collectivistes. Sur ce point, le collectivisme actuel est donc en opposition complète avec la doctrine de Pecqueur.
Pecqueur estime que la transformation du régime actuel en celui de fonctionnarisme universel ne pourra pas avoir lieu brusquement : il faudra Topérer progressivement, et, dans ce but, il propose quelques moyens^ transitoires. C'est d'abord, comme premier moyen, d'amener chaque petit noyau de personnes se connaissant à se grouper en sociétés. Quand tout le monde sera compris dans ces associations particulières, il n'y aura plus qu'à les réunir, les unifier et les régulariser suivant son plan (1).., j
Un deuxième moyen serait le suivant : Tout proprié- / taire d'une industrie occupant au delà d'un nombre d'ouvriers déterminé sera remplacé par un conseil nommé par les ouvriers et ne touchera plus de son capital qu'un intérêt de 1 à 2 0/0. 11 lui sera, de plus, défendu de retirer ses fonds. Les ouvriers recevront un salaire fixé à concurrence d'un minimum. Le reste sera versé à une caisse spéciale d'assurance mutuelle des travailleurs. L'Etat sera chargé du placement des ou-^ vriers. Chaque ouvrier sera muni d'un carnet de notes
(1) Pecqueur, Théorie nouvelle^ p. 757.
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qui permettra de le classer dans les différentes catégories qui seront établies (1)...
Parmi les autres moyens qu'il propose, Tun des plus efficaces et des moins brusques, selon lui, serait de ramener les successions collatérales dans les mains de l'Etal, et de consacrera l'application de son système les terres qui proviendraient de cette source et celles que Ton pourrait acheter avec les capitaux publics ayant celte même origine. On les donnerait à bail avec clause de retrait libre de la part du bailleur (2)...
Pecqueura voulu montrer que la réalisation de son système n'était pas impossible. Il a composé dans ce but un « Projet d association nationale et universelle, ou voies et moyens de l'organisation du travail ». Sans vouloir prélendre que les moyens qu'il propose sont ceux qui seront employés, il veut montrer que ce n'est pas le défaut de moyens qui pourra empêcher la réalisalion de son système.
Rien n'empêche, en effet, de décréter l'application de son socialisme, de l'établir même, mais il faut voir comment il fonctionnera et si cette nouvelle organisation procurera vraiment tous les avantages qu'il conâpte obtenir de son application.
(1) Pecqueur, Théorie nouvelle, p. 758.
(2) Ibid., p. 763.