‹ Le socialisme devant le vieux monde, ou, Le vivant devant les mortsChapitre 20 sur 60 · S Z. DES TENDANCES, HAIS PEU DE STSTÊHE · texte numérisé non relu

S Z. DES TENDANCES, HAIS PEU DE STSTÊHE

Mon bon Pierre, me voici bien embarrassé ! et vous le seriez encore plus à ma place. Je cherche dans chacun des affluents du Socialisme ce qui ressemble à une pensée pratique, à une ma* nière de concevoir de nouveaux rapports entre les éléments de la société, et je vous aborde. Que voulez-vous qne je leur diset

Vous avez bien injustement, je pourrais employer une qnalifi* cati<»i plus énergique et rester encore au-dessous de la vérité, attaqué Fourier que vous n'avez pris le soin ni d*étudier ni de comprendre. Depuis que j'ai fait votre connaissance à TAssemblé^ je vous ai trouvé si bon, si plein de cœur , que j'ai cessé de vous en vouloir pour vous aimer en frère. Je m'étais fait de vous une toute autre idée. Avec les braves gens comme vous, à tout péché plus que miséricorde! Je ne vous rendrai donc pas le mal que vous nous avez fait ; seulement, je vous éclairerai et vous convertirai quand nous aurons le temps de causer un peu. — Biais, sur votre système, encore une fois, que diantre voulez-vous que je leur dise ?

Depuis dix-huit ans je vous lis... je trouve chez vous le sentiment général des droits nouveaux, des impossibilités de la société ancienne, de Timpérieuse nécessité d'une société nouvelle. Personne ne sent miedx que vous, plus religieusement que vous, les aspirations vagues et généreuses du Socialisme moderne, le besoin de la réalisation des principes philosophiques et démocratiques. Vous avez souvent exprimé ces sentiments avec une noble et poétique éloquence ; souvent aussi vous les avez délayés dans trop d'eau, pas toujours claire, puisée à toutes les sources théologiques, mâaphysiques, politiques, historiques, démocratiques, mystiques et môme éclecliques.

Autant que j'en puis juger, vous êtes resté saint-simonien. Vous tenez toujours à nous parquer chacun dans une de ces trois castes des savants, des industriels ou des artistes,* sans vouloâr assez comprendre que chacun de nous doit être, à des degrés divers et sous de nombreuses formes, industriel, artiste et savant. • — ^Cela résulte, je vous le fais observer, de Tindivisibilité mémo, en chacun de nous, de la sensation^ du sentiment et de la connaissance; cette trinité dont vous avez la petite faiblesse de vous croire

rinvaiiteor et qui ne yoos mène à rieo, parce que c*e8t une donnée neutre, un terme oommun, une forme extérieure de l'&me humaine* et qu'une pshycologie qui ne va plus avant que ces formes générales et depuis si longtemps reconnues, de ractivité, nste nécessairement impuissante et stérile.*

Je sais bien que vous vous épuisez à oommuniser la donnée saint-simonienne, à nous faire un SainUSimonisme égalitaire. Vous n'y parviendrez pas. L'indivisibilité des variétés est dans la nature, leur égalité n'y est pas ; vous ne la mettrez jamais dans les fonctions et dans les choses.

Tenez, mon bon phUosophus hirsutusy comme je vous appelle à cause de vos chefeux et de vos idées touffues mais mal démêlées, laissez moi vous dire, à vous, parce que vous avez l'àme simple et fraternelle et que vous ne vous en fâcherez pas, ce que je n'oserais pas dire aux autres parce qu'ils pourraient bien s'en fâcher. Je trouve que vous tous, esprits à tendances communistes, anti-personnelles , anti-propriétaires, vous avez, â l'endroit des idées, une manie plropriétaire et personnelle qui va trop loin. Vous tenez trop à vouloir absolument donner à l'humanité quelque chose de vous, qui vous semble à vous, tout à vous.

S aa. UN POINT PAR ou CERTAINS COHHUNISTES SE RATTACHENT TROP A

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