‹ Le socialisme devant le vieux monde, ou, Le vivant devant les mortsChapitre 29 sur 60 · L'C\ : CECI EST A MOI ; BT A L'AUTRE : CELA M* APPARTIENT. DE · texte numérisé non relu

L'C\ : CECI EST A MOI ; BT A L'AUTRE : CELA M* APPARTIENT. DE

LA EST VENU LA DISCORDE ENTRE LES MORTELS. (Saint Clément L P. act. conciL)

Ainsi Rousseaane Tavait pas inventé ! Saint ^mbroise ajoute son venia à celui de- saint Clé* ment. — Quels saints, citoyen procureur !

«La nature fournit en commun tous les biens à tous les hommes. Dieu a en effet créé touias choses afin que la jouissance en fut commune à tous et qu9 laterre devint ia possession, commune de tous. La nature a donc enoendhé le droit de comiuNAUTâ» ET C'EST L'USURPATION QUI A PRODUIT LE DROIT DE PROPRIÉTÉ. » (Serm. 64, in lue, cap. 16.)

Etrétatdestége?

Ces moutons, que leur docilité a rendus si fameux, ne suivaient pas la file plus exactement que ne le font ces chrétiens. J'aurais des volumes à citer : un passage de saint Grégoire le Grand, et nous nous en tiendrons là pour aujourd'hui.

c Qu'ils sachent, s'écrie saint Grégoire, que la terre (Toù ik ont été tirés est commune a tous les rommbs, et que, dès lors,

ILES FRUrrS QUELLE PORTE LEUR APPARTfBNNBNT A TOUS M-

DisTiMGTBMBNT. (S.-Grég., cuT., Psst. Voy, 3 adm. 22.)

Qu'on me ramène... à la liberté.

Eh bien ! ce n'est rien! rien ! ! riea! ! ! — ^Vous fermez vos oreilles à ces prédications immorales, vous refusez de participer à un genre de vie énergiquement flétri par les républicains vertueux, et vous vous dite» : « Voilà ; je vivrai a ma façon ; je m'adonnerai tout entier à mon honnête commerce, achetant à bas prix, venlant cher; ou bien je jouerai loyalement à la hausse et à la baisse, et j'amasserai à la sueur du fîront de mes salariés une fortune pour mes enfants. » — Or, vous vous croyez quitte avec ces » fauteurs et instigateurs de rébellion » comme TAssemblée les qualifle si justement. Ah ! que vous les connaissez mal!

Ils contestent, que dis-je ? Ils vont jusqu'à refuser formellement aux riches le droit de disposer de leurs biens comme ceux-ci pourraient l'entendre. Ge n'est pas assez que leur Maître ait dit : « Les riches ne sont que les éco-

nomes des biens des paiiTies. » lis amplifient. Un nommé Jean, auquel une certaine facilité d'élocution avalu le surnom de Bouche d'or (saint Jean Ghrysostôme), a dit, a écrit:

Vous n'avez pas reçu votre bien pour le dévorer et le prodiguer, mais pour en faire Taumône. C'est le bien commun des pauvres que Dieu vous a confié. Qtioi que vaiu l'ayez acquis par de Justes travaux^ quoi qu'il vous soit venu par la succession paternelle, si vous n'assistez pas les indigents icsqu'a gon-

CUREENCB DK VOTRB BIBN, VOUS n'AGGOMPLISSEZ PAS GB QUE VOUS

DBVBz. (S. Jean Cbrysost de Lazat. concio %)

Dans quel guêpier, citoyen procureur, les dévotes étaient tombées et quel cierge aies me devront ! Vous croyez que c'est tout? Voici un sieur Basile qui apostrophe les riches en ces termes :

Malheureux aue vous êtes, que répondrez-vous au grand jnge? Vous couvrez de tapisseries la nudié des murailles^ et ne couvrez pas de vêtements celle des hommes I Vous parez les chevaux de housses précieuses et très riches, et vous méprisez votre frère qui est couvert de haillons I Vous laissez pourrir ou ronger du blé dans des granges ou des greniers et ne daignez point jeter les regards sur Ceux qui ii'ont pas de pain ! Vous gardez de Targent en réserve, et vous n'avez aucun soin de re* lever ceux que la nécessité abat ou opprime ! Vous me direz ; c A qui fais-je tort, si ie retiens et conserve ce qui est à moi ? » Bt moi je vous demande quelles sont les choses que vous dites être à vous? de qui les avez-vous reçues? f^ons faites comme un homme qui dont au théâtre et s' étant hâté de prendre les places que tes autres pourraient prendre, les voudrait tous empêcher d'entrer, appliquant a son seul usage, ce qui est LA POUR l'usage DE TOUS. C'EST AINSI QUE FONT LES RI- CHES, et s'étant mis les premiers en^possession de choses qui sont communes, ils se lés rendent propres en les possédant ; car si chacun ne prenait que ce qui lui est nécessaire pour sa subsistance et ^u'on donnât le reste aux indigents, il n'y aurait ni riches ni pauvres. (S, Basil magn. concio de divit, et paupert)

— Eh ! malheureux, comment les pauvres vivraient-ils s'il n'y avait plus de riches ? < Les riches sont l'estomac, dit Menennias, et les pauvres sont les membres. » Pourquoi les membres travailleraient-ils si ce n'était pour emplir la panse? — Vous avez raison, citoyen le procureur, cela est élémentaire, mais qae voulez-vous!

Ils se tiennent tous entre eux comme les doigts de la oiain. Ecoutez saint Ambroise :

Qu*y a-t-il d'injuste dans ma conduite, dis-tu, si, respectant le bien d autrui, je conserve avec soin mes propriétés personnelles ? o IMPUDENTE PAROLE ! Quellos sout CCS propriétés dont tu parles?

D ou tiens-tu ks choses que tu possèdes en ce monde ? Quand tit apparus au jour, quelles richesses as-tu apportées avec toi?

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