‹ Le socialisme devant le vieux monde, ou, Le vivant devant les mortsChapitre 15 sur 64 · RENDUE · texte numérisé non relu

RENDUE

J'ai proposé, pour ma part, à V Assemblée nationale, l'examen sérieux des moyens d'en sortir.

En réponse à uae sommation de l'honorable citoyen Thiers, adressée à tous les Socialistes présents à l'Assemblée, d'avoir à déguerpir du domaine des généralités (c'est-à-dire du genre des discours de tribune), de produire des moyens positifs, des procédés pratiques^ capables de résoudre les problèmes de la question industrielle, de la misère générale, de la guerre du capital et du travail et des classes, le problème de la réforme sociale enfin, j'ai accepté pour mon compte la mise en demeure.

J'ai annoncé très simplement, mais très sérieusement à la tribune, « Que je croyais, en mon âme et conscience, dans toute la » sincérité de mon esprit , dans toute la maturité de ma raison, » le déclarant devant l'Assemblée, devant le pays et devant » l'humanité ; que je croyais connaître les moyens de résoudre » le problème social,» J'ai dit que je croyais possible, « sanspor- » ter atteinte aux trois principes sur lesquels, d'après M. Thiers, » repose toute société humaine, la propriété, la liberté etlaconcur- » rence émulative ; mais, au contraire, en les développant beau- » coup plus et beaucoup mieux qu'ils ne le sont aujourd'hui , et » en y ajoutant le principe de l'Association (volontaire) repoussé » par M. Thiers; que je croyais possible d'entrer dans les voies « d'une organisation socia'e qui remédierait à toutes les misè- » res, qui satisferait à tous les droits nouveaux, sans blesser au- » cun des droits anciens, qui respecterait tous les droits acquis y> et améliorerait la condition de ceux-là mêmes qui jouissent au- - » jourd'hui , en améliorant dans une proportion beauroup » plus considérable le sort de ceux qui portent tout le poids du » travail et qui souffrent. »

J'ai ajouté :

« Que la transition à cet Ordre nouveau peut se faire sans » apporter le moindre trouble dans la société ; qu'elle est si » peu attentatoire aux lois qui nous régissent, que je ne de- » mande, pour prouver la possibilité de cette transition et » mettre la première main à l'œuvre, pas le moindre change- )> ment dans les lois civiles, dans les lois industrielles et dans » les lois religieuses qui régissent aujourd'hui la société. » [Moniteur du 1 4 septembre.^

Et, pour prouver que je parlais sérieusement et que je n'étais pas un sot, prêt à donner tête baissée daus un piège, j'ai proposé les conditions d'un débat loyal, d'un examen sérieux. Je n'ai pas topé dans une joute de tribune où l'on ne vous écoute pas ; où l'on vous interrompt systématiquement ; où deux cents amateurs au moins sur sept à huit cents, tous plus spirituels et plus charmants les uns que les autres, vous criblent de questions, ne vous laissent pas finir une phrase sans pousser des exclamations inimaginables à qui n'a pas vu cette singulière arène de législation, couvrent votre voix sous le roulement des couteaux de bois,

écrivent leur correspondance, causent, rient, jasent, font des cocctes en papier, ne vous suivent pas du tont et vous jugent après. Pas si bête!

Allez donc exposer, dans un discours de tribune, les voies et moyens pratiques d'une réforme complète de l'agriculture, des manufactures, du commerce, des finances, de l'éducation, etc, etc.? essayez d'y dérouler, en deux heures, dix mille fois plus d'idées neuves qu'on ne compte yen discuter en deux ans, la Constitution comprise? d'y décrire toute une organisation sociale, que je n'ai jamais pu, moi qui la connais un peu, réduire à moins de 8 ou 10 heures de développement, parlant vite, sans phrases et sans tartines? essayez donc cela à la tribune de l'Assemblée nationale de France, telle qu'elle se tient et se comporte en 1848, devant des gens aussi favorablement prévenus , aussi aimables pour les socialistes en général et d'une patience si angélique toutes les fois qu'on ne flatte pas leurs idées, qu'on ne se constitue pas l'écho de leurs propres opinions, en faisant dûment ronfler, mousser et valoir îcelles. Essayez cela, vous m'en direz des nouvelles. Et je me serais fourré dans ce guêpier ! Adressez-vous à d'autres. .. Je sais un peu trop bien ma pratique des hommes et des choses, moi, utopiste et théoricien rêveur, comme vous dites, pour me prendre à ces filets. Proposez la chose aux allouettes qui vont se faire fusiller pour le plaisir de planer trois minutes devant le miroir. Je ne suis pas précisément une allouette : et je connais le panneau et ceux qui tiennent les ficelles...

Donc, j'ai proposé quatre séances libres, quatre séances du soir, avec ptiblicité^ débat et concurrence, comme le demandait le citoyen Larochejacquelein, dans le local de l'ancienne chambre. C'était sensé, c'était raisonnable. Je prouvais par là : 1° que je n'étais pas aussi sot qu'on l'aurait voulu ; 2° que je demandais un exarnen sérieux, une bataille et non une vaine passe d'armes; 3° enfin je mettais catégoriquement en demeure ceux mêmes qui avaient voulu m'y raattre; et j'ai constaté, quand j'ai vu refuser, que l'on lestait en demeure, en prenant acte que j'entenaais y rester moi-même

Qui a reculé? Est-ce moi ? A ceux qui seraient tentes de dire oni, je ne répondrai qu'un mot : Nous verrons cela un peu plus tard. Il y a vingt ans et plus que je travaille et que j'attends. Je saurai bien attendre encore, s'il le faut, vingt jours

Donc j'ai demandé à ceux qui prétendaient vouloir vider à fond le sac du Socialisme, offrant de retourner le mien, quatre s>:aaces en dehors des séances ordinaires. Voilà qui était bien énorme! On a beaucoup ri à l'Assemblée. La presse toute entière en a fait des gorges chaudes. Si l'on eût été sage, on m'en eût donné huit, de séances, et l'on m'eût sommé de tenir parole. Ce n'est pas une chose déjà si commune de rencontrer dans

su

une Assembléo de législateurs civuises ua hoaioie dont, a.\n\:i tout, vingt années de travaux sur la plupart des questions contemporaines prouvent qu'il a l'esprit aussi sain qu'un autre, et qu'il n'est pas plus bote que la moyenne de ses collègues, offrant le remède à toutes les plaies du corps social dont ils sont les médecins ofâciels, et qu'ils sont contraint d'avouer tenir pour inguérissables.

Quand les médecins delà FdcuUé confessent eux-mêmes leur ignorance et leur impuissance, ils n'ont pas bonne grâce à réfuter l'avis des empiriques. Et reste à savoir où sont les empiriques.

Je m'attendais, je l'avoue bonnement, à voir l'honorable citoyen Thiers appuyer ma demande. Il n'y avait pas même à enfreindre le Règlement, comme on l'a dit. On pouvait se dispenser de voter sur ma proposition. On n'avait qu'à me répondre : « Nous suivrons vos séances, entendez vous avec la Questure et prenez jour. « On s'est abrité derrière le Règlement ; on a voulu me faire parler illico, entre deux parenthèses ouvertes dans une discussion ardente sur le droit au travail, et qu'en aurai; fermées à coups de couteau de bois quand on aurait voulu. Merci. Les dix minutes que j'ai tenu à la tribuue contre la tempête des holà! là, là! quoi donc? parlez! vos moyens! prene:. en six! etc., m'ont valu deux jours d'extinction de voix absolue et une inflammation de poitrine qui dure encore. Mais puisqu'on veut de la tribune, c'est bien. Me voici autorisé à y monter : j'y monterai en temps utile.

Oh trouvera des moyens do s'arranger avec te Règlement. E*. puis, heureusement , il y a à l'Assemblée, malgré tout et quoi qu'on en dise, une grande majorité d'hommes sincères et d'intentions droites et excellentes, qui ne seront pas fâchés d'aller un peu au fond du Socialisme, et qui ne sont même pas trop madisposés pour le Socialisme pacifique et organisateur. Ceux-là fiuiniront bien par faire taire les autres.

C'était cependant une assez belle occasion, pour les adversaires systématiques du Socialisme, d'en confondre l'élément le plus ancien et le plus robuste. Couler le système phalanstérien, dans l'occurrence cela avait son prix. Mais je me suis engagea rouvrir régulièrement la porte à cette exécution. J'invite dont les fossoyeurs à préparer un trou pour enterrer la bêle, — et a en vendre d'ores et déjà la peau s'ils trouvent acquéreur.

En attendant je maintiens ceci :

Pas de tranquillité, de sécurité, de paix, ni d'ordre stable, en France et en Europe, tant que les travailleurs ei tous les industrieux n'auront pas conquis le bien-être matériel et la dignité morale ;

Pas de bien-être général saas ua éuorme accroissemeal de richesse nationale ;

Pas de bien-être, ni de liberté, ni de dignité, sans la garantie, à tous, d'un minimum raisonnab'e ;

Pas de garantie de mimmum sans le travail attrayant.

Sj.CE QU'OFFRE AU MONDE LE SOCIALISME PHALANSTÉRiÊn:.

Pour résumer sur les caractères généraux du Socialisme phalanstérieu, je dis que Fourier a fait une Découverte, constitué une Science nUurelle et positive : la Découverte et la Science de la forme sociale normale, convenante avec la nature humaine et destinée préétablie de l'humanité. Il n'a pas fait une création cérébrale, imagiaéun système arbitraire.

Cette Science reconnaît pour objet V Association ; pour procédé d'organisation la Série; pour force motrice V Attraction.

L'idée do VAssociatioji est l'idée même de la sociabilité la plus perfectionnée ; elle exprime le concours convergent de forces individuelles, libres et volontairement unies pour la création des moyens du bien-être et du perfectionnement commun, pour la production des avantages sociaux, et la répartition de ces avantages à chaque force proportionnellement à son droit, c'est-à-dire à son concours dans leur création. — C'est l'idée philosophiquede la Variété dans l'Unité, c'est la conjonction indivisible des trois Principes, Ordre, liberté et Justice, lesquels sont eux-mêmes les conditions sine quitus non de la Fraternité. — Rien d'arbitraire dans cette donnée. Elle est en dehors de la volonté et du caprice de Fourier.

La Série, c'est le procédé de classiflcation des œuvres de Dieu, des choses et des êtres, et de toutes les sciences qui les étudient; la formation, par affinités^ des familles, des genres, des espèces, des variétés, c'e>t-à-dire des séries et des groupes naturels. — Rien d'arbitraire dans ce moyen. Le procédé Sériaire est en dehors du caprice et de la volonté de Fourier.

L'Attraction, c'est l'attrait, la spontanéité, la liberté. — Rien d'arbitraire dans cette force. C'est la nature même des êtres. Elle est en dehors du caprice et de la volonté de Fourier.

J'observe ici :

Qu'Owen et les Communistes qui l'ont copié ont cru avoir résolu le problème social, dès qu'à l'idée du morcellement actuel ils ont pu opposer, dans leur esprit , la notion générale de l'action unitaire, de la coopération, de la communauté qui bloque les individus et fait masse en escamotant tous les problèmes de l'individualité, toutes les difficultés de la conciliation entre la personnalité et la colleclivité;

Que l'esprit de Fourier,, au contraire, ne s'est pas même arrêté un instant à cette idée grossière et aux solutions puériles qu'on essaie

d'en donner parles hypothèsesou d'uneôgalité impossible et coulrc nature; ou d'un dévoilement \>eTman(int, supposé chez tous et qui est précisément la question même ; ou dune repartition proportio)nîeUe aux besoins quineiientpas contre cette interrogation: u qui déterminera la limite de mes besoins ? » ou bien qui y répond par le plus intolérable despotisme, par l'autorité suprêmeici du prêtre saint-simonien, là, du gouvernement communiste, interveîiant l'nn et l'autre dans la sphère intime de ma personnalité et s'y établissant en mon lieu et place ;

Que, saisi déjà de l'idée claire de l'Association libre et volontaire, qui réserve complètement la personnalité, l'individualité, la propriété; qui accepte les inégalités naturelles et sociales telles qu'elles sont, tous les faits, toutes les positions, tous les intérêts tels que la société actuelle les donne, ctqui part de la réalité sans supposer nul sacrilicc, en créant pour tous au contraire des avantages nouveaux : Qu'ayant mù:ne liélerminé déjà la localisation de ce^te grande idée dans sa première application naturelle, la Commune, alvéole de toute société, Fourier, pour autant, ne se croyait nullement nanti de la solution du Problème; mais que, loin de là, son esprit éminemment pratique et positif ea sentait si bien les énormes difficultés, que, de prime a))ord, il le croyait insoluble ;

Qu'enfin, il ne se reconnut en possession d'une solution sérieuse, rationnelle, pratique, qu'après avoir découvert le Sf/stètne de I'okga- MSATiON NATURELLE (Ic la mas<;e associée, ai tous les emplois libres, fous les équilibres des facultés, des goûts, des passions, des caractères et des tempéraments les plus opposés, du plus fougueux et du plus violent au plus doux et au plus tranquille, du plus raisonnable au plus maniaque, du plus variable au plus monotone, du plus avare au plus dissipateur , du plus conciliant au plus disputeur, etc., etc.: et tous ces emplois, tous ces équilibrais résultant, non de la loi, non de l'autorité, non du règlement, non du dévouement supposé, mais découlant naturellement du libre jeu des spontanéités et du fait de I'organisation même.

Voici donc les formules principales du Socialisme phalansté-

rien :

Association volontaire du Capital, du Travail et du Talent, y compris la liberté de se retirer de l'Associatioa, à chaque instant avec tout son avoir ;

Libre accès de tous ù toutes les fonctions, c'est-à-dire réalisation absolue du droit au travail;

Réhabilitation injaillible de tous les travaux utiles, et glorification en fait, comme en principe, des travaux les plus avilis aujourd'hui ;

Désencombrcment des grandes villes; retour volontaire à l'agriculture, des masses prolétaires qui les obstruent ;

Emploi utile et libre de tous les caractères ;

Direction spontanée de clincun dans la voie de ses véritables aptitudes;

Classement de chacun dans toutes les hiérarchies, à sa place et à sa hauteur, sans intervention d'aucune autorité. Gouvernement, Etat, prêtre saint-simonien ou tout autre Pouvoir arbitraire, mais par la loi de la gravitation spécifique et spontanée de chaque individualité dans chaque hiérarchie; (c'est-à-dire par une loi sociale aussi naturelle que la loi physique en vertu de laquelle les vapeurs s'élèvent, les nuages se soutiennent à leur hauteur propre , la neige ou la pluie tombent; en vertu de laquelle vous auriez beau agiter et remuer un mélange d'eau, d'huile, de mercure et de différents solides de poids spécifiques divers, vous n'en verriez pas moins, dès que vous ne contrariez plus les attractions de ces corps, le mercure se porter de lui-même au fond, l'eau au milieu , l'huile au-dessus, et, chacun des solides prenant la place légitime que lui assignent sa nature et sa pesanteur, le liège surnager, le platine se précipiter , et les autres gagner les zones intermédiaires.

Détermination rigoureuse des droits de chacun (par la même loi naturelle) , estimés en raison de son concours en Capital, en Travail et en Talent à la Production collective;

llépariition à chacun, sans mécontentement et sans discussion possible, des bénéfices communs de cette Production, dxi prorata de ces droits individuels et de ces concours mathématiquement déterminés ;

Rivalités émulatives ardentes, en toutes fonctions , et en même temps, accord libre, fraternel et harmonique de la masse associée, avec tous ses membres et avec elle-même ;

Accroissement indéfini de la richesse générale, et retour volontaire de tous les improductifs, oisifs, parasites, scissionnaires et autres, aux travaux producteurs ;

Développement sans limite des arts, des scidnces, de l'industrie et de tous les moyens du perfectionnement de l'humanité;

xiecsssion progressive de tous à la Propriété ;

Disparution complète de la misère et de son vieux et fatal cortège do vices et de crimes ;

Fusion des classes, anéantissement des hostilités séculaires qui les animent encore ;

Éducation attrayante produisant l'éclosion naturelle de toutes les vocations et aptitud^js spécifiques de chaque enfant, développant pleinement toutes ses facultés physiques, morales et intellectuelles ;

Développement rapide de la force, de la santé et de l'intelligence, destruction graduelle des germes de maladie dans les populations;

Enterrement définitij des Révolutions, des guerres civiles et des guerres étrangères; régularisation générale des rapports industriels, scientifiques ot commerciaux des peuples; ouvertures de toutes les barrières ; abolition sans inconvénients de toutes les entraves qui s'opposent aux échanges, et de tous les genres d'esclavages des hommes et des choses

Tous ces biens, et mille autres que je ne spécifie pas, s'introduisant et s'incarnant pfomptement dans la société, librement, volontairement, sans trouble, par la création d'une s^ule commune sagement et inîelligemment org;!nisée, et par I'imitation spontanée de cette Commune modèle, dont les riches et les aristocrates eux-mêmes voudront prendre l'initiative en tout pays, pourquoi ? — Eh bon dieu ! parce que le nouveau régime accroîtra le revenu de leur Capital au lieu de le détruire comme d'autres le demandent, et donnera, aux riches et aux aristocrates, aussi bien qu'à leurs frères les prolétaires, un bonheur qu'ils sont, les uns et les autres, loin de goûter, de connaître et môme de soupçonner aujourd'hui.

Je maintiens, dans la pleine possession de mon bon sens dont je n'ai encore été convaincu par personne de manquer; sans vanité, parce que je n'ai rien inventé, et que je ne sais que ce que chacun, en travaillant comme je l'ai fait ou en m'écoutant, peut savoir : Je maintiens que tels sont les caractères du Socialisme phalanstérien, que tous ces résultats sont possibles et même faciles à obtenir.

Ce n'est pas tout : J'offre de présentcr'à l'Assemblée Nationale les voies et moyensPRATIQUES de l'obtention de ces résultats ; de lui soumettredes avant-projets sérieux d'exécution, accompagnés de plans et devis, et de répondre à toutes les objections qu'on voudra me faire, après qu'on aura pris connaissance de ce qua je propose. Enfin, pour le cas où les projets présentés ne paraîtraient pas absolument extravagants quand on saura en quoi ils consistent.

et si l'on reconnaît qu'il n'yanul dangerà eu essayer, mais qu'il est utile, au contraire, de faire l'expérience juize de la théorie, j'offre de prendre moi-même la responsabilité de I'épreuve, de I'exécution, sous les yeux de l'Assemblée, du pays et du monde, sur une lieue carrée de terrain inhabité, prêtée par l'Etat, et dont j'indiquerai l'emplacement, au voisinage de Paris.

A l'adresse de ceux dont ma demande de quatre séances a excité la gaieté, j'ajoute : Si vous pensez que ce soit trop de quatre séances pour exposer, développer et discuter les voies et moyens pratiques des résultais que j'annonce, hé bien! que M. Thiers, M. de Tocqueville, M. Cousin, M. Schmit (ouvrier), tous les plus forts enfin, essayent un peu, pour voir, avecle bagage de science financière, économique et politique dont ils disposent, de nous offrir la solution positive de la millième partie des problèmes dont il vient d'être fait mention ici...

Je leur concède, moi, cinquante séances, et je les écoute.

Et si l'un d'eux se charge de faire cela dans un discours de tribune, je l'écoute encore. Et s'il réussit je lui donne la lune.

En somme, le Socialisme phalanstérien de Fourier et de l'Ecole sociétaire, est un Socialisme intégral, affirmât'/, anti-révolutionnaire, et tout ce qu'il y a do plus volontaire et facultatif.

Nota. Je m étais promis de n'en pas dire plus long sur ce Socialisme-ci que sur les autres. Serment diviogne. Ma plume qui n'avait pas mal à la gorge m'a emporté. C'est fait : tant pis.

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