‹ Le socialisme devant le vieux monde, ou, Le vivant devant les mortsChapitre 36 sur 64 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

C'est une idolâtrie, répèle après l'apôtre, saint Grégoire de Nysse, frère de saint Basile. (Epit. canon, à Letoius.)

Et, de peur qu'on ne s'y trompe. Saint Ambroise prend soin de nous avertir que

Tout ce qui s'ajoute au capital est usure. Donnez-lui, dit-il, le nom que vous voudrez, ce sera toujours une usure. (S. Ambres., lib. de Tob., c. 1 i.)

Tout-à-fait d'accord en cela avec saint Jérôme :

Il y a usure, dit celui-ci, toutes les fois qu'on retire du prêt plus qu'ion n'a donné. (S Hyeron., i)i Ezech., c. 18.)

Ils n'auraient point eu de discussion là-dessus avec Saint Jérôme :

L'usure est le prix exigé pour l'usage de l'argent prêté.

Si vous voulez du moderne, Bossuet, après avoir cité les textes sacrés, s'exprime ainsi :

Par là s'établit aussi en quoi consiste l'usure, puisque la loi détermine clairement que c'est le surplus, ce qui se doyne audessus du prêt, ce qui excède ce qui est donné ; et, selon notre langage, ce qui est au-dessus du capital.

A traduire le mot à mot selon l'hébreu, il faut appeler ce surplus accroissement^ multiplication ; et c'est ce que la loi appelle usure., c'est à-dire tout ce qui fait que ce qu'on rend excède ce qu'on a reçu. Bossuet, Traité de l'Usure. Propos. J.)

C'est d'une monotonie désespérante ! •

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