‹ Le socialisme en AngleterreChapitre 17 sur 63 · Ibid., t. I, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. I, p

Je ne crois plus aux remèdes de pilules Morrison, comme Thomas CarlyleMes appelle... La Charte n'améliorera pas plus les hommes que l'économie politique ou que Tobservance du calendrier ecclésiastique.

Le salut, c'est de suivre « le vrai démagogue » Jésus. Telle était déjà la conclusion de Yeast, Dans tous les chapitres d'Alton Locke, Kingsley réclame l'union des prêtres et du peuple. « Les ouvriers, dit-il, ne croient pas à la bonne foi du clergé. » Pour leur inspirer confiance, il faut que les prêtres sortent du formalisme, des discussions théologiques et deviennent des éducateurs sociaux. En somme, d'après Kingsley, l'Église doit faire son bien de l'héritage des chartistes. Lui-même commence par leur emprunter toute leur critique économique, attaques contre le sweaiing syslem, théorie de la plus-value, critique du salariat ; il en retranche les tendances communistes égalitaires et les remplace par une théocratie modérée. Il s'écriait :

Croyez-moi. Ce 10 avril, que vous imaginiez être la mort do la liberté, a éveillé dans la haute aussi bien que dans la basse région de la société un esprit que les enfants encore à naître béniront quelque jour 2.

Ce souffle nouveau annonçait la réforme sociale par le clergé libéral. Or le clergé anglais n'était pas disposé à s'engager dans cette voie et Kingsley s'en aperçut à ses dépens. En 1851, pendant l'exposition de Londres, Maurice, Kingsley et leurs amis prêchaient sur les questions sociales

1. Les citations de Garlyle sont très abondantes dans les ouvrages sociaux de Kinjçsiey. Garlyle ne fut pas seulement l'un des patrons intellectuels de Kingsley ; il se fit son protecteur ; sans sa recommandation, Kingsley n'aurait pu éditer Alton Locke, car les libraires de Londres refusaient ce roman social.

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