Fabian EssaySy p
La science économique, écrit M. Shaw, jadis morne, aujourd'hui pleine de promesses, nous permet de découvrir que, si le mal est énormément plus grand qu'on ne le croit, il n'est cependant pas éternel, il ne durera même pas longtemps si nous voulons travaillera l'abolir i.
Le mal, c'est la propriété privée sous toutes ses formes. Le possesseur du sol accapare la rente qui monte par l'effet de la rareté des subsistances ou par l'effet du travail social (développement des moyens de communication, accroissement des villes, etc.). Le détenteur du capital monopolise les machines et fait travailler l'ouvrier pour un salaire qui ne représente qu'une partie aussi minime que possible de la valeur qu'il a produite, le reste s'ajoutant sans cesse au capital.
Les théoriciens de la plus-value et de l'accumulation capitaliste ne parleraient guère autrement. Ils accepteraient encore le déterminisme économique qu'affirment dans leurs conclusions l'Essai sur l'industrie et l'Essai sur la morale ^.
Quelle doit être, demande le premier, la tactique immédiate pour ceux qui étudient rationnellement l'économie politique et pour les vrais réformateurs sociaux? Leur devise doit être : Nulla vestigia retrorsnm. Nul pas en arrière. Qu'ils n'essayent point de ressusciter le i/eowa/i, le paysan propriétaire? Qu'ils ne subissent pas l'illusion de la formule : « 3 acres de terre et une vache » à chaque travailleur des champs !
Ceux qui comprennent la crise économique soutiendront toute réforme, même légère, qui sera véritablement un pas en