De Rousiers, Le trade unionisme, pp
LES OUVRIERS A.NOLAIS ET LE SOCL\LISME 251
Les vieilles unions sont donc formées de groupes solides d'ouvriers qualifiés payant des cotisations élevées. Leurs budgets sont considérables. En 1889, Tannée où se formait le nouvel unionisme, l'amalgamation des mécaniciens encaissa 183,651 livres et dépensa 132,642 livres; celle des ouvriers en chaudières encaissa 104,513 livres et dépensa 56,655 livres ; celle des charpentiers et menuisiers encaissa 75,069 livres et dépensa 39,824 livres * .
Ordinairement les budgets des vieilles unions se règlent par un excédent de recettes considérable qui est déposé dans une banque, de sorte que ces associations ajoutent au montant de leurs cotisations l'intérêt d'une épargne toujours croissante.
Nous empruntons à M. Howell le tableau suivant qui totalise les dépenses faites par les 14 principales des anciennes unions depuis leur fondation jusqu'en 1889. (La plus vieille, celle des fondeurs, date de 1836 ; la plus jeune, celle des ouvriers maçons de briques, date de 1869.) Secours accordés à la mort des membres 653,743 livres. » en cas de maladie 1,840,511 »
» aux vieillards 895,076 »
» en cas d'accidents 195,434 »
» aux sans-travail 3,604,341 »
Les secours en cas de grèves ne s'élèvent qu'à 462.818 1. st. c'est-à-dire à moins de ^ des dépenses totales.
On voit donc que ces associations sont des sociétés de secours mutuels plus que des instruments de lutte contre les patrons. Le contrat que souscrit chaque entrant ressemble à une police d'assurance 2. On trouve dans