‹ Le socialisme en AngleterreChapitre 51 sur 63 · History ofthe Trade Unionism, p · texte numérisé non relu

History ofthe Trade Unionism, p

YI. Le caractère des NoaTelles Unions. — La difficulté de réunir des contributions régulières est un des traits importants des unions nouvelles. Au lieu du shilling payé par les mécaniciens ou les tisseurs, il faut se contenter de réclamer aux portefaix et aux manœuvres 3 pence (0 fr. 30) par semaine.

Avec des contributions minimes on ne peut parer qu'au plus pressé, à la lutte pour l'amélioration des conditions de travail. Voilà pourquoi les nouvelles unions ont un caractère plus agressif que les anciennes. Telle était d'ailleurs l'intention de leurs fondateurs. M. Tom Mann, dans une brochure publiée en 1886, reprochait aux vieilles unions d'avoir cessé de « défendre les droits du travail et d'avoir dégénéré en institutions purement bourgeoises ou capitalistes pour la réduction des salaires* . »

De nouveaux principes furent appliqués. Les dockers décidèrent de mettre tous leurs fonds dans la caisse de résistance et de n'en rien réserver pour les secours en cas de maladie et d'accident . Les gaziers déclarèrent qu'ils ne voulaient avoir de contributions que pour soutenir les grèves. En 1889, le secrétaire général de leur union écrivait dans son premier rapport à ses commettants :

Il est vrai que nous n'avons qu'une seule caisse de secours, qui est destinée à payer les grévistes. Je ne crois pas utile d'avoir des secours en cas de maladie, de chômage, ni aucun autre de ce genre... Tout le programme et toute la volonté de notre union c'est de réduire les heures de travail et le travail du dimanche.

L'union des ouvriers non qualifiés des chemins de fer, à son premier congrès, le 19 novembre 1890, décidait « que l'union doit rester une institution de combat et ne pas s'en-

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