S. et B. Webb, History of the Trade Unionism, p
dant leur conversion, les syndicats achèteraient ou loueraient des terres et des machines au moyen de quoi leurs membres travailleraient en coopération après avoir quitté les patrons des champs et des villes. Mais Tattente ne serait pas longue et la révolution « tomberait soudain sur la société comme un voleur dans la nuit». C'est Taffaire de six mois, assurait Owen, et l'un de ses disciples écrivait en 1833 : « Une seule année peut désorganiser tout l'édifice du vieux monde, et transférer, par un saut brusque, tout le gouvernement politique de la contrée du maître au serviteur ^ . »
A côté de ce programme révolutionnaire, Owen, toujours préoccupé d'agir par toutes les voies possibles, avait un programme minimum dont les deux points importants étaient la journée de huit heures et la fixation légale d'un minimum de salaire. Pour agir dans ce sens il fonda en décembre 1833 la Société pour la régénération humaine.
Pour la révolution, il constitua en janvier 1834 la « Grand National Consolidated Trades Union »^ c'est-àdire l'union de tous les métiers ensemble [Trades Union) et non plus seulement les syndicats particuliers à chaque métier et isolés Tun de Vaiuive(Trade Union), Le succès de cette tentative fut foudroyant. Il y eut, dit M. Webb, « une rage de trade unionisme ». Les ouvriers qui venaient d'apprendre à se grouper entraient avec enthousiasme dans le nouveau parti qui promettait de soutenir exclusivement leurs intérêts. Des missionnaires, envoyés dans toute l'Angleterre, provoquaient les adhésions et initiaient les nouveaux membres avec le cérémonial usité dans la Franc-