‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 12 sur 61 · SES · texte numérisé non relu

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le mauvais gouvernement. À tel point qu’il le considère comme s’opposant rigoureusement à un accroissement absolu de la population. Nous ne contestons pas qu'un mauvais gouvernement ait pour résultat d’entraver le développement de la population d’un pays, et Malthus lui-même l’avait hautement proclamé en ce qui concerne la Turquie. Mais nous ne croyons pas cependant qu’il faille attribuer à cette cause une si grande importance, lui faire une place à part parmi les divers obstacles à l’accroissement de la population.

Enfin, il faut constater que Godwin n’a pas su pressentir l'accroissement de la population qui est survenu au cours du xix° siècle. Il déclare qu'un progrès régulier et un accroissement non interrompu est une chose à laquelle il ne faut pas s'attendre de longtemps. Pourtant n'avons-nous pas vu la population de l’Europe, qui était de 175 millions d'habitants en 1800, s'élever à 289 millions en 1860, et à 389.500.000 en 1900 (1) ? Et cette augmentation n’est pas restée propre aux vieux pays civilisés, elle s’est manifestée avec une intensité au moins égale dans

le monde entier.

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