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donc pression constante de la population sur les moyens de subsistance, pression qui est constitutive de la misère sociale.Car il est bien clair quela population, en fait, ne peut s’accroiire plus rapidement que les moyens de subsistance ; elle est constamment maintenue à leur niveau par les mille fléaux qui ravagent les sociétés : les famines, les épidémies, les guerres, et, toujours dominante, la misère, cause de mortalité enfantine ou précoce. Le vice est aussi un obstacle à l’accroissement de la population, maïs un obstacle préventif, de nature à éviter le fonctionnement des obstacles répressifs. Un autre obstacle, agissant dans le même sens, est, en tant que volontaire, propre à l’espèce humaine, c’est la contrainte morale.
Tous les obstacles qui, sous une forme ou sous une autre, contiennent la population dans certaines bornes, peuvent ainsi se réduire à ces trois classes : la contrainte morale, le vice et le malheur. Dès lors, le choix ne saurait être douteux. « Puisqu’il faut que la population soit contenue par quelque obstacle, il vaut mieux que ce soit par la prudente prévoyance des difficultés qu’entraîne la charge d’une famille que par le sentiment actuel du besoin et de la souffrance (1).»
Il faut que l’homme, tant qu’il ne se sent pas en
mesure de nourrir et d'élever une famille, agisse sur