‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 25 sur 61 · L::BLanc. Op. cit, p · texte numérisé non relu

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rait les statuts de ces ateliers sociaux. Ÿ seraient admis, avec des salaires égaux, tous les ouvriers offrant des garanties de moralité. Les capitalistes pourraient aussi entrer dans l'association, mais comme prêteurs seulement.

La première année qui suivrait l'établissement des ateliers sociaux, le gouvernement règlerait la hiérarchie des fonctions, mais par la suite ce seraient les travailleurs eux-mêmes. Le bénéfice net de chaque atelier serait divisé en trois parts : la première serait répartie par portions égales entre les membres de l'association, la seconde pourvoierait à l’assistance, la troisième enfin serait consacrée à fournir des instruments de travail à ceux qui voudraient faire partie de l’association.

Chaque branche de l’industrie aurait ainsi son atelier social et cet atelier social engagerait aussitôt la lutte avec les entreprises privées. Et cette concurrence lui serait favorable, tous les travailleurs étant intéressés à produire vite et bien.

Mais, dans une branche d'industrie, il n’y a pas qu’un atelier social, ily en a plusieurs. Les laisserat-on indépendants les uns des autres ? Il serait absurde, après avoir détruit la concurrence privée, de laisser les ateliers sociaux se faire concurrence : on établira une association entre eux, tous ils relèveront d'un atelier social. Bien plus, on ne laissera

pas indépendants les ateliers sociaux de branches

ES — d'industries diverses, on consacrera la solidarité de ces industries diverses.

Nous n’entrerons pas plus avant dans le détail du système d'organisation du travail de Louis Blanc, et nous n’envisagerons pas davantage les objections qui n’ont pas manqué. d'’ètre soulevées. Supposons donc consacrée la solidarité entre les diverses branches d'industrie, imaginons le travail organisé. L’excès de population sera-t-il à craindre par la suite ? Louis Blanc répond formellement : non; la crainte d’un excès de population sera dépouillée de toute réalité. Sur quoi compte-t-il donc pour atteindre ce résultat ? Est-ce sur un accroissement de la production tel que celle-ci suffirait constamment à la satisfaction des besoins des hommes, quelque augmentation que ceux-ci doivent subir ? Car il est bien certain qu’alors la production des objets inutiles serait abandonnée et que tous se consacreraient à la production des choses destinées à la satisfaction des besoins de l'homme. Mais ce n’est pas sur cette augmentation ou cette nouvelle direction de la production que fait fond Louis Blanc. La crainte d’un excès de population sera écartée d’une autre manière; elle sera écartée, dit-il, parce que chaque homme étant assuré d’un revenu, acquerra nécessairement des habitudes de prévoyance (1). Louis Blanc, pour la société qu’il pré-

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