‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 27 sur 61 · Prounnon. Op. cit., tome 2, p · texte numérisé non relu

Prounnon. Op. cit., tome 2, p

2, Proupnon. Op. cit, t. II, p. 320.

LD

dévorer ses enfants! L'amour irait trop vite, le travail trop lentement! L'organisme social serait si faussement réglé, si mal conçu, que l’homme ne pourrait se soutenir que par la déperdition continuelle de sa chair etde son sang! Il lui faudrait périr pour vivre, à moins qu'il ne préférâts’abstenir de se reproduire, ce qui est toujours perdition et misère! La mort serait le grand prévôt de l’économie politique chargé de rétablir l'équilibre entre la population et les subsistances, et de soumettre les œuvres de l’amour à la mesure des œuvres du travail, lenombre des créatures raisonnables à la proportionnalité des valeurs (1)? » La loi de population telle que la formule l'Économie politique est la condamnation de la Providence. Ne serait-ce pas plutôt que l'Économie politique a menti, qu’elle acalomnié? Tant de fois déjà, dit Proudhon

elle nous a trompés que nous pouvons avoir de la

méfiance envers elle. Et c'est alors qu'il s'efforce de démontrer que la misère est le fait de l'Économie politique,

La misère, dit Proudhon, est anticipée, elle nous frappe avant que la stérilité du travail ne l’y autorise. Ce fait est le seul qu'il retienne et oppose à Malthus mais il le tient pour bien fondé et il le considère comme suffisant pour détruire de fond en comble sa

loi de population.

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