‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 29 sur 61 · Proupnon. Op. cit., tome IT, p · texte numérisé non relu

Proupnon. Op. cit., tome IT, p

Dumas

<= 00e prix qu’elle entraine ne profite qu'aux vainqueurs, elle laisse les vaincus sans travail et sans ressources comme le dit Proudhon, « elle tourne de richesse à pauvreté» (1).

Ici, encore, donc, la misère est prématurée, elle anticipe. Mais, tandis que, dans l’état sauvage, elle résulte de la paresse, dans l’état de civilisation elle procède d’une cause tout opposée.Alors que la population double, la production quadruple; elle s’accroît comme le carré du nombre des travailleurs : si la puissance d’accroissement de la population s'exprime par la progression 1,2,4,8,16,etc.., la puissance d’accroissement de la production industrielle devra s’exprimer par la progression 1,4,16,64,256, etc. C’est donc que le paupérisme ne peut venir que d’une perturbation économique, de l’antagonisme économique. Et pourtant les économistes accusent l’excès de population, ils ne cessent de mettre en avant la théorie de Malthus. « L'économie politique est l’organisation de la misère; et les apôtres du vol, les pourvoyeurs de la mort, ce sont les économistes (2). »

Ainsi la production marche plus vite que la population. Le manque de pain, dès lors, n’est donc plus à craindre. Mais ne reste-t-il pas une autre inquié-

tude ? Avec le doublement de la population tous les

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