‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 30 sur 61 · Prououon.Op. cit., tome IL, p · texte numérisé non relu

Prououon.Op. cit., tome IL, p

vingt cinq ans, le globe ne tarderait pas à être rempli d'habitants. « Ne serait-ce point toujoursune misère, misère plus intolérable peut-être que celle de la nudité et de la famine ?... » « Quelle est donc la loi d'équilibre entre la population et le globe (1) ? »

« Le problème de la population, dit Proudhon, ayant été posé par les économiste: entre les hommes.et les subsistances, la solution ne pouvait être douteuse : c'était la mort. Tuer ou empêcher de naïitre, per fas et nefas, voilà où devait aboutir, bon gré mal gré,la théorie de Malthus; voilà quelle devait ètre la pratique des nations, l’antidote généralement adopté et préconisé contre la misère... La théorie de Malthus estle Code pénal de l’économie politique (2).» L'économie sociale, au contraire, qui est la vraie science économique, nous dit que chaque organisme doit trouver son équilibre en lui-même. Si donc ilest vrai que la société soit un véritable être organisé, les disettes, les épidémies, les guerres qui déciment la population, loin d’être des instruments d'équilibre, ne peuvent être que les symptômes d'une perturbation organique.Pourtant avant d’exposer ce principe d'équilibre, Proudhon passe successivement en revue les différents remèdes proposés.

Selon Malthus, la population est constamment rame-

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