‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 31 sur 61 · Proupaon.Op. cil., t. Il, p · texte numérisé non relu

Proupaon.Op. cil., t. Il, p

LUE née et tenue an niveau des moyens de subsistance par les mille fléaux qui ravagent l'humanité : la peste, la famine, la mortalité enfantine, les guerres, le vice, etc. À ces obstacles répressifs atroces et inacceptables, il oppose un obstacle préventif, la contrainte morale : il faut que l’homme, tant quil ne se sent pas en mesure de nourrir et d'élever une famille, s’abstienne du mariage. Cette théorie, Proudhon la reconnaît supérieure à toutes les autres qui ont été proposées, et cependant il la déclare inacceptable.Tout d’abord, dit-il, elle est une contrainte, et cela seul devrait suffire à la faire rejeter, car qui dit contrainte dit contradiction : la nature porte l'homme à une chose et la société lui en commande une autre : qu'il cède ou qu'il résiste, la misère est inéluctable. Puis le remède que propose Malthus n'est rien moins qu «une accusation contre la Providence, un acte de méfiance envers la nature » (1). Avec la théorie du pasteur de Hayleibury, le mariage est plus que déconseillé, il est un luxe seulement permis aux riches et aux gens quine peuvent plus avoir d'enfants. Que devient alors la parole de l’Écriture : « Croissez, multipliez et remplissez la terre ? » Enfin, le remède de Malthus est impraticable et impuissant. Il est impraticable, car jamais les généra-

tions jeunes et vigoureuses ne pourront s’astreindre

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