‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 34 sur 61 · Proupnox. Op. cit. t. Il, p · texte numérisé non relu

Proupnox. Op. cit. t. Il, p

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Il faut rendre cette justice à Proudhon d’avoir su nettement séparer la doctrine de Malthus des diverses théories dites néo-malthusiennes, imaginées pour empêcher par des moyens plus ou moins révoltants le débordement de la population. Mais devonsnous accepter la loi qu’il propose et qu’il dresse en face de celle de Malthus? Le doublement de la population en trois siècles sera-t-ilune conséquence naturelle et inéluctable de l'allaitement général pendant quinze ou dix-huit mois et du recul de l’âge matrimonial? Ce recul au contraire n’aura-t-il pas pour effet d'augmenter dans une mesure peut-être considérable le nombre des naissances hors mariage? Puis le fait de l’aggravation du travail est-il bien établi? Ilsemble au contraire qu'il n’est rien moins que fondé. Toute une législation ouvrière et de prévoyance sociale a été élaborée dans les dernières années du xix° siècle: la durée de la journée de travail, le travail des femmes et des enfants ont été réglementés ;le repos hebdomadaire a été organisé; les retraites ouvrières sont à l’étude là où elles ne fonctionnent pas encore ; certaines législations même ont fixé un minimum du salaire. Enfin faut-il faire fond sur la toute-puissante vertu du travail au point de lui demander de faire renoncer l’homme à des plaisirs auxquels il est

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