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plagiat formulé par Karl Marx. La question de la population avait été fort discutée dans la seconde moilié du xvinr sièele et il est bien certain que Malthus connaissait ces discussions. Lui-même, nous le dit dans la préface de la seconde édition du Principe de population. « La première édition de cet ouvrage parut en 1798. Ce fut un écrit de M. Godwin qui me mit la plume à la main, comme je l’annonçai dès lors dans ma préface. Je suivis l'impulsion du moment et j'employai les matériaux que j'avais à ma portée à la campagne où je vivais. Hume, Wallace, Adam Smith, Price furent ceux qui me servirent de guides... En me livrant à ces recherches, je m'aperçus qu'on avait beaucoup plus fait en ce genre que je l’imaginais à l'époque où je publiais la première édition de mon Æssai. La misère et le malheur causés par un accroissement de population trop rapide avaient été indiqués dès le temps de Platon et d’Aristote. Tout récemment, ce sujet à été traité par quelques économistes français, par Montesquieu occasionnellement, et parmi les écrivains anglais, par Franklin, Sir James Stewart, Arthur Young et Townsend. » Mais si tous ces auteurs avaient très nettement établi que la population devait toujours être maintenue au niveau des moyens de subsistance, ils s'étaient peu oceupés des différents moyens par lesquels l'équilibre pouvait être établi et ils ne s'étaient point atla-
chés à suivre les conséquences du principe et les résul-
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tats pratiques qu’on en pouvait tirer. Là est le grand mérite de Malthus. S'il n’a pas le premier formulé le principe, le premier il en a dégagé toutes les conséquences et surtout il a montré quel remède il convenait d'apporter aux maux qu’entraînait avec lui l’excès de population.
Mais Karl Marx, ne s'attaque pas seulement à Malthus et à la personnalité de son œuvre, il s'élève aussi contre le principe mème de sa loi. « Chacun des modes historiques de la production sociale a aussi sa loi de population propre qui ne s’applique qu'à lui, qui passe avec lui, et n'a, par conséquent qu'une valeur historique. Une loi de population abstraite et immuable n'existe que pour la plante et l’animal et encore seulement tant qu’ils ne subissent pas l’influence de l’homme (1).» Comment donc s’exprime la loi de population qui distingue l’époque capitaliste et correspond à son mode de production particulier ?
Ce qui caractérise l’époque capitaliste, c’est la division des individus en deux classes, les possédants et les non possédants. D’un côté les individus pourvus d’abondants moyens de production, qui entreprennent cette production, les capitalistes ; de l'autre, les individus dépourvus detout moyen de production,
n'ayant rien d’auire que leur force travail qu'ils:sont