‹ Le Socialisme Et Le Principe De PopulationChapitre 41 sur 61 · ANT · texte numérisé non relu

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tal variable. Par opposition, on appelle capital constant la partie du capital qui, dans le cours de la production se transforme en moyens de production, et dont la valeur, par conséquent ne se modifie pas. Sans doute la valeur des matières premières ou des instruments de travail employés peut changer. Mais ces changements de valeur prennent naissance en dehors du procès de la production et ne modifient en rien le caractère de capital constant des moyens de production.

Or la proportion entre le capital constant et le capital variable est d’une importance considérable, puisque le capital variable est cette partie du capital qui est convertie en force travail. Il est bien évident, en effet, que plus ce rapport sera grand, c’est-à-dire plus la valeur des moyens de production employés dépassera la quote-part du capital affecté à l’achat de la force travail, plus la conditon des ouvriers sera misérable. Tel est bien le caractère du mode de production capitaliste. Ce que se propose le capitaliste, «c’est de s'enrichir en faisant valoir son capital, en produisant des marchandises où il fixe plus de travail qu'il n’en paie, et dont la vente réalise donc une portion de valeur qui ne lui a rien coûté. Fabriquer de la plus-value, telle est la loi absolue de ce mode de production... Il est de la nature du salaire de mettre toujours en mouvement un certain quan-

tum de travail gratuit. L'augmentation du salaire

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n'indique donc, au mieux, qu’une diminution relative du travail gratuit que doit fournir l’ouvrier, mais cette diminution ne peut jamais aller assez loin pour porter préjudice au système capitaliste » (1).

Si l'intérêt du capitaliste est de dégager le plus possible de plus-value, « de fabriquer de la plus-value», il est de toute évidence qu'il s’y appliquera de toutes les façons. Il s’ingéniera à réduire son capital variable par rapport à son capital constant. Or tel est le fait qui s’est réalisé dans le courant du xix° siècle. Jusqu'au commencement du xix° siècle, l’industrie était encore relativement calme. A l’aide d'outils, les travailleurs effectuaient la majeure partie de la production, le rapport entre le capital variable et le capital constant leur était favorable. Mais survint la puissante révolution industrielle marquée par la découverte de la machine à vapeur. L’ère du machinisne commence. Peu à peu la machine se substitue à l’outil et prend le rôle capital dans la production. Elle effectue à un moindre prix ce que le travailleur exécutait auparavant, elle augmente la force de production du travail, et ainsi en admettant quecette production ne soit pas accrue elle rend superflu un certain nombre de travailleurs.

Soit, en effet, un capitaliste occupant 100 ouvriers

moyennant un salaire quotidien de 500 francs. Ces

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