Besez, op. cit., p
création sont deux choses essentiellement différentes. Il s’agit donc pour l’homme de limiter sa faculté de reproduction, tout en laissant libre cours à ses appétits. Le remède est ainsi, essentiellement différent de celui proposé par Malthus. Le genre de nourriture doit être pris en considération, mais avant tout, il faut envisager « que dans la société nouvelle, la situation de la femme sera complètement changée, qu'elle ne sera pas disposée à donner le jour à un grand nombre d'enfants, comme pour obéir à un décret de la Providence, qu'elle voudra jouir de son indépendance et de sa liberté, et non passer la moitié ou les trois quarts de ses plus belles années en état de grossesse ou avec des enfants au sein (4). » Et Bebel a entièrement foi dans son système. Il proclame que le problème de la régularisation du chiffre de la population dans l'avenir sera résolu de la façon la plus simple. Car, si jusqu'à présent, et à toutes les époques, en ce qui concerne la production comme la répartition des moyens d'existence et l’accroissement de la population, l’humanité a agi inconsciemment et sans connaître leurs lois, dans la société nouvelle elle agira méthodiquement et en pleine connaissance d'elles.
Un des adversaires de Bebel,examinant son œuvre,
déclare que ses critiques sont mesquines et ne repo-