‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 122 sur 143 · QUELQUES RÉFLEXIONS · texte numérisé non relu

QUELQUES RÉFLEXIONS

Rien ne peint mieux l'état d'esprit des congressistes que les extraits sténographiés que nous venons de citer. Les critiques d'adversaires, qu'ils viennent de droite ou de gauche, tombent devant le pur exposé des faits. Est-ce une tentative politique, celle où l'on proclame la malfaisance des politiciens sans distinction?

Est-ce un piège patronal, ce Congrès où des patrons comme Japy et Toutain recommandent particulièrement aux ouvriers de ne pas renoncer au droit de grève ?

Est-ce un mouvement gouvernemental, ce mouvement jaune qui s'insurge contre l'étatisme, contre le fonctionnarisme et la centralisation ?

Est-ce enfin une diversion capitaliste, qui fait dire aux Jaunes que le capitalisme qui ne produit pas; celui qui joue, qui agiote, spécule et donne des intérêts autrement que par le travail, est un capitalisme monstrueux, qui doit disparaître? Mais nous en arrivons à la troisième journée, non moins fertile en enseignements et qui montre surtout (la lecture du rapport

de Wayss en témoigne) avec quelle liberté d'esprit les Jaunes ont abordé les plus graves problèmes.

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