L'OUVRIER INDÉPENDANT
ici sont contenus dans le Manifeste. Notre unique préoccupation sera de constituer le véritable socialisme français, celui qui est conforme au tempérament national, et qui s'inspire des grandes traditions de liberté et Je justice pour tous, dont notre pays est le berceau. I.aissons à d'autres le soin de tromper les hommes sincères du monde du travail.
Les meilleurs parmi le patronat et les ouvriers furent, comme quelquei-uns d'entre nous, les c/!</)escZ'wn mouvement dit indépendant et qui n'est qu'une grimace laide et repoussante.
Nous repousserons de toute notre énergie une alliance quelconque avecles pirates du mouvement rouge, comme avec ceux du mouvement jaune. Nous estimons même que les premiers sont plus excusables, car les derniers auxquels nous faisons allusion exercent leurs pires malfaisances sous le prétexte de flétrir les révolutionnaires, quand en réalité ils les dépassent en actes malhonnêtes.
La Rédaction.
L'Ouvrier indépendant, malgré ses bonnes intentions ou peut-être à cause de ses bonnes intentions, ne tarda pasà succomber. M. Lanoir avait de l'argent; il affichait de hauts patronages et, en réalité, il faisait la pluie et le beau temps chez M. Méline; il s'interposait partout. M. Dausset, entre autres, pourrait dire ce que lui coûta le patronage suspect de M. Lanoir et son intervention dans l'élection de 1902 au IIP arrondissement.