‹ Le socialisme et les jaunesChapitre 4 sur 143 · Ce qui est matériellement faux · texte numérisé non relu

Ce qui est matériellement faux

[ui ne sont que des valets de Juifs — nous avons le droit le penser autrement qu'eux.

C'est encore Vôgelsang qui flétrit nos émancipateurs nodernes par ces lignes :

« Par la déchéance du christianisme, notre temps etombe, en faisant travailler la femme, dans la barbarie les peuples sauvages.

« La question du travail de la femme et la façon dont y îorrespond le parti de la démocratie sociale sont, pour zexxx qui trônent aujourd'hui au banquet de la vie, un lernier avertissement. Mane, Thecel, Phares, »

Échange et plus-value. — Où Marx ne prend comme élément d'appréciation que ce qui est utile à sa thèse. — Capital qui ] spécule et capital qui travaille.

De même que la conception matérialiste de l'histoire' dont fait état Karl Marx repose sur le matérialisme de Darwin, de même aussi la théorie de la valeur et de l'échange s'appuie sur cette thèse de Ve'cole libérale. très fausse à tous les points de vue qui dit quel'activitt et le travail de l'homme sont les seules sources de la richesse.

Dans les sociétés primitives, dans la formation initiale du capital, on pourrait à la rigueur soutenir cette opinion; mais, dès l'heure où l'accumulation des capitaux, les réserves d'intelligences et d'argent deviennent un facteur initial, moteur, il est inexact de ravaler le capital comme l'unique but poursuivi : il est souvent le seul moyen probe permettant la multiplication, la division et la répartition de l'efîort (du moins et surtout dans l'organisation de la production). 11 est le coursier qui porte le progrès, l'humanité et la civilisation.

En réalité, les deux systèmes — et cela paraît très paradoxal — celui de l'école libérale et celui de Karl Marx, tendent au même but : donner au travailleur la

conscience de sa force et la dignité de son rang social; ce qui est parfaitement légitime ; en second lieu, présenter le travail manuel comme le principal et même l'unique levier de toute civilisation et de tout progrès, afin de l'exciter à la révolte contre la société du côté socialiste, afin de l'asservir en le courtisant du côté libéral.

La thèse du travail manuel qui produit tout est en elle-même aussi stupide, aussi monstrueuse, disons le mot, que celle du patronat de Droit Divin, — ou que le système des porteurs nègres réquisitionnés par notre civilisation pour transporter les fardeaux de nos missions civiles ou militaires dans le centre africain.

L'objet, le but de tout effort humain est le capital. Que ce capital soit du bien-être, de la moisson, le produit de la pêche, de la chasse, de l'argent ou de l'or, ce que l'homme veut, en échange de son travail, c'est la valeur d'échange, marchande, de ce travail; répétons le mot : du capital.

Dans les sociétés modernes il est inutile d'ergoter autour de faits probants : le travail manuel réduit à lui-même n'est rien, pas plus que l'intelligence. Seul, et ' pendant un certain temps, le capital (qui est du travail accumulé) pourrait vivre isolé. La spéculation^ l'agio, les accaparements sont des formes haïssables du capitalisme, parce que, sous ces trois formes, l'argent travaille pour l'argent, produit de l'argent par le jeu, et toujours au détriment du capital producteur dont le rôle est bienfaisant.

Le capital producteur, le seul qu'aient visé les socia-

listes (peut-être parce qu'il faudrait le défendre au lieu de l'attaquer), ne peut agir, se mouvoir utilement qu'avec la collaboration des deux autres facteurs qui sont l'intelligence et le travail manuel.

Retournant les arguments socialistes, nous pourrions dire à la rigueur que c'est le capital, dirigé vers la production, qui prodtdt tout.

Exemple :

Pour une industrie quelconque, tirer du charbon du sol, fabriquer de la fonte, ou simplement pour mettre de l'eau en bouteille, nous nous formons en société (remarquez que l'exemple est le même si un seul individu — un patron — fournit tous les fonds).

Nous estimons le capital nécessaire à la mise en train de notre industrie en formation à tm million. Ainsi que cela arrive fréquemment pareil cas, nous dépensons en recherches, frais d'installation, lancement, le cinquième du capital social, soit 200.000 francs. Les années suivantes, pour des causes diverses, nous continuons à dépenser notre capital. Au bout de dix ans, il ne reste pas un sou. C'est la faillite, ou un nouvel appel de fonds.

Or, pendant ces dix ans, Vinlelligence en la personne des ingénieurs, directeurs, dessinateurs, aura reçu son salaire; le travail manuel aura chaque jour reçu son salaire ; le seul des trois facteurs qui aura tout sacrifié, qui aura nourri les deux autres, sans rien recevoir en échange que des responsabilités, c''est le capital !

Remarquez que le million peut aussi bien être fourni par des actions de 100 francs ou de 50 appartenant à des ouvriers, que par des gens riches. Pour l'un comme pour l'autre cas, le capitalisme producteur représente une fonction sociale de labeur initial. Mettez en regard maintenant le cAPiTALisME qui âpÉcuLB.

L'argent producteur allié à l'intelligence et au travail, soutenant et récompensant les uns et les autres, est engagé dans la lutte industrielle.

Les actions de la mine, de la Compagnie de navigation, des carrières, de l'atelier ou de l'exploitation agricole, sont en pleine prospérité. Il n'y a qu'un défaut : si la participation au capital n'existe pas, les bénéfices vont en grande partie, ou totalement, au facr teur capital.

Mais avec de l'organisation, de la méthode, un programme précis, les ouvriers pourraient rapidement accéder à la propriété de l'outil commun, en devenir les co-propriétaires.

La spéculation ne leur en donne pas le temps. D'abord les journaux socialistes et leurs meneurs interviennent. — Notez, en passant, que tous les journaux socialistes, sans exception (et il suffit d'ouvrir le Bottin des sociétés anonymes pour en avoir la preuve) sont la propriété de banquiers et financiers, — Israélites pour la plupart. Dès l'intervention du socialisme par ses journaux dans une usine ou dans un chantier, c'est la grève en préparation : elle éclate bientôt.

Immédiatement après cette déclaration de guerre, les actions de la Société industrielle ainsi attaquée qui valaient 500 ou 100 francs, tombent à 400 ou 60 francs.

Si la grève s'éternise, elles baissent à 300 ou 40 . Quandla baisse est au maximum^ les financiers qui sont . derrière toutes les agitations socialistes achètent à vil prix; puis, ils font rentrer les meneurs en leut imyant

le salaire du crime. Le travail reprend, les actions remontent, les spéculateurs revendent à la hausse ce qu'ils ont acheté pour rien ; le tour est joué. Les ouvriers, plus meurtris, plus courbés, plus affamés, reprennent le licou dans les usines à demi ruinées ; le socialiste ajoute un domestique à son personnel et quelques titres de rente à sa réserve.

Voilà ce qu'a oublié de nous expliquer Marx dans sa théorie de V échange et de la plus-value. Mais revenonsen à sa science de ghetto et d'estaminet.

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