I,ES JAUNES KT LES PATRONS
être un propriétaire suivant ses moyens : l'un arrivera à avoir 1.000 francs dans l'usine où il travaille, l'autre 5.000 ou même plus; ainsi, chez MM. Laroche-Joubert, un ouvrier devenu contremaître possède plus de 50.000 francs dans la papeterie d'Angoulême. Je vois, dans la région de l'Est et dans d'autres, quantité d'ouvriers sérieux devenir propriétaires, possesseurs d'une maison et de valeurs diverses ; nous ne faisons donc pas de charlatanisme, comme Jaurès, mais nous exposons des idées ayant déjà donné des résultats et dont nous pouvons citer les exemples bienfaisants.
Du moment que nous demandons l'association loyale du patron et de l'ouvrier, non pas dans le but de léser soit l'un, soit l'autre, mais dans celui de donner à chacun son dû, en élevant le travailleur au rang de propriétaire, pourquoi les patrons décidés à appliquer ces théories ne donneraient-ils pas leur appui, au grand jour, aux Jaunes. Nous cacher, dire : « Il n'y a pas de patrons avec les Jaunes », ne peut convenir à notre œuvre qui doit se faire au grand jour.
Les socialistes prêchent la haine, le désordre, et sèment la misère et le désespoir; nous, les Jaunes, prêchons la paix, la concorde, nous sèmerons le bonheur et la prospérité. Notre programme, c'est la lumière, la justice, la vérité, le progrès ; le programme socialiste, c'est la nuit, le charlatanisme, la duperie, le recul. Entre ces deux programmes, que les travailleurs choisissent ; tous les esprits intelligents, libres, honnêtes et fiers viendront à nous ; les socialistes garderont les paresseux, les intrigants, les esprits faibles, les esclaves. Nous déploierons toujours nos bannières au grand jour, nous propagerons nos idées, sans promesses fallacieuses et menteuses : la théorie
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des Jaunes, c'est l'or pur, sans alliage ; le socialisme, c'est le plomb vil, l'avenir le prouvera. »
Sur le même sujet, M. de Guigué écrivait :