‹ Le socialisme intégral, Volume 1Chapitre 19 sur 123 · EFFICACITE NOVATRICE · texte numérisé non relu

EFFICACITE NOVATRICE

enir au peuple. Le douloureux problème social ne 'u mériter leurs veilles, et un émineht et sympa- )phe allemand a été amené à dire avec vérité : jence de la question sociale vient de la stérile divi- V3L\1 qui fait que les uns (les prolétaires) ont Tardeur Dsité, les autres (les savants), un savoir d'égoïstes *ence coupable pour tout ce qui n'est pas leur ciale (i).»

îffet le grand méfait de la plupart de nos savants : :iale se forme en dehors d'eux, et jamais ils ne ir le terrain des nécessités économiques de notre justes revendications ouvrières, que pour, adulténce, étayer de leurs sophismes, barbelés de termes spotisme politique et l'exploitation capitaliste (2), ngent toutefois !

t pas la solidarité dans le bien, a la solidarité dans le bstient, abdique en des temps si graves. Le vieux i bout, l'ordre nouveau naîtra quand même ; et ce < des dirigeants, ou la Némésis sociale, opérant au violente liquidation, ou bien l'acheminement glocet état idéal où l'Humanité construira sa propre

; : Die Arbeiterfrage (La Question Ouvrière).

Lir Schmidt déclare que « le darwinisme est la base scientifique de cel, que « dans la vie de l'humanité, comme dans celle des plantes me faible minorité parvient seule à vivre et à se développer » ; que «tous arrangements qui tendent à supprimer la différence entre iféricur sont des arrangements diamétralement opposés aux degrés de

Tavénement d'une vie plus haute ». (Charles Gide : Principes d'éco-

t grand artiste, à la conscience trouble et au cœur contracté, qui a

I, se contente, lui, de planer dans une suprême et égoïste indifférence.

peuvent saigner et pleurer, il n'est pas préoccupé de si peu. H

un antagonisme irréductible entre une civilisation brillante et une « Quel est le but de l'Humanité ? se demande-t-il dans son Histoire . c Est-ce l'obtention de certains buts abstraits, objectifs comme on dit, katombes d'individus sacrifiés? Est-ce le bien-être des individus? selon son tempérament moral ». « Et cela suflfit », ajoutc-t-il avec irfait. A notre humble avis, le bien-être des individus et les brillantes science et de l'art, n'ont rien d'incompatible, au contraire, et le devoir

l'avènement d'une civilisation ayant cette justice à $:• base et cette et.

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histoire avec pleine conscience (i)» et où toute souveraineté sera dévolue à la science et à la justice.

Inéluctable est le dilemme.

Permis à ces conservateurs épuisés et dévoyés, que le catholique Drumont lui-même a si terriblement crayonnés, dans sa • Fin (tun Monde, de ne pas s'en faire la moindre idée ; il plait a ces indolents convives des derniers festins de Balthazar de ne pas voir la miin flamboyante qui déjà trace, sur les parois dorées, la trilogie fatidique, de croire que la grandissante plainte des prolétaires sera toujours étouffée par des répressions périodiques; ils pensent que c'est le moment de chanter le nunc est bibendum de l'impériale servitude romaine, quand il faudrait se lever, travailler et combattre pour réconcilier le passé, adoucir le présent et préparer l'avenir; ces épuisés sont dans leur rôle (2).

Mais une telle ignorance et un pareil aveuglement ne se peuvent comprendre chez les favorisés de la science et de l'intelligence. Aussi égoïstement, aussi douillettement retirés qu'ils soient dans les fromages académiques ou officiels, ils ne peuvent pascroîre,eux,que la crise actuelle,à la fois crise de fin de siècle (3)

(i) Edouard de Hartmann : Philosophie de l' Inconscient.

(2) Tous les conservateurs ne méritent pas ce reproche. II est parmi eux des âmes généreuses que le conflit économique contemporain épouvante, qui se jettent dans la mêlée, flétrissent éloquemment l'égoîsme bourgeois et la spoliation capitaliste, demandent plus de sécurité et plus de bien-être pour les travailleurs. Mais elles mêlent à ce demisocialisme économique, un conservatisme religieux et politique intraitables, opposant l'ancien dogme à la science, les traditions monarchistes à la Révolution. M. de Mun et ses atnis n'arriveront pas de la sorte à l'âme du peuple, en dépit d'une imparfaite, mois incontestable bonne volonté et d'un louable sentiment de justice ; le socialisme, en m^ne t:mps que des coeurs généreux, veut des penseur* libres, capables de sacrifier à l'amour de la vérité, et sans crainte de l'inconnu qui doit apparaître. Les hommes de YAssociatb» catholique n'iront jamais jusque là. Nous avons tenu néanmoins à noter leur bonne volonté qui cdntraste généreusement avec l'aveugle égoTsme, les pusillanimes inco «préhensions et la coupable hostilité du conservatisme bourgeois en général.

(3) Les crises séculaires ne peuvent rien avoir de fatal, ne peuvent reposer sur aucune loi historique démontrée, sur aucune sélection rationnelle. Il faut convenir pourtant que les derniers siècles ont été marqués par un certain balancement rythmique d'événements analogues, sans doute par pure coïncidence.

D'Alembcrt, le premier, s'est arrêté sur ce fait, en signalant que chaque milieu de siècle est marqué par une révolution intellectuelle ; d'autres ont ajouté que chaque fin

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et crise de fin de cycle (i), crise que rien n'atténue, que tout aggrave, puisse avoir une autre issue qu'une transformation sociale graduelle ou violente, selon qu'elle sera acceptée ou combattue.

Ils savent que les phénomènes politiques et économiques se compliquent de plus en plus, que de plus en plus les questions sociales deviennent des dépendances de la sociologie, que touchant, par suite, à tous les domaines de la connaissance et de l'action humaine, elles sont les manifestations évaluables, dirigeables des lois sociales, connues ou pressenties. La connaissance des lois d'un ordre déterminé de phénomènes a un nom : elle s'appelle science; la connaissance des lois du développement social a pour nom et prénom science sociale. Cette connaissance est encore en. formation, mais elle est déjà assez riche pour permettre d'adoucir les transitions par un interventionnisme prévoyant et éclairé.

« Pour le savant, dit un écrivain socialiste trop tôt enlevé à la cause du progrès social, pour le savant, les bruits souterrains, les perturbations géologiques, l'élévation de la température des sources, sont les signes avant-coureurs d'un tremblement de

de siècle est caractérisée, à son tour, par un grand événement politique ou social. On a ainsi Ténumération suivante que nous ne donnons qu'à titre de curiosité :

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