‹ Le socialisme, la famille et le créditChapitre 6 sur 18 · TOUT CHEF DE FAMILLE EST ÉMINEMMENT TE¬ NANCIER · texte numérisé non relu

TOUT CHEF DE FAMILLE EST ÉMINEMMENT TE¬ NANCIER

Or, SOUS la politique arbitraire du capitaliste , comme sous la politique arbitraire du manœuvre, la famille est tour à tour spoliée de ses immunités et de son rôle ; victime d’un contresens, tenue en dehors do ses influences ; tantôt à la merci de celui qui possède tout, tantôt à la merci de celui qui ne possède rien.

L’intérêt conciliateur est étouffé par le choc

des intérêls hostiles, et I eliminàtioii de la famille emporte l’élimination du créiiit.

Les garanties qu’exige la circulation du crédit s’éclipsent de la scène politiquo, en même temps que le rôle de la famille.

Ces considérations preuncui forcément la préséance dans la discus iou des i.roblùmcs qui se rattachent au crédit foncier

Pendant le règne abusif du capiml, le bien fonds s’esl grevé d’hypothèques, au | léjudice des salaires.

Tant que les revendications des manœuvres conserveront un caractère menaçant, le bien fonds verra sa valeur dépérir au détriment des revenus.

Le même acte législatif qui dégagera le tenancier de ce cercle vicieux, en lui restituant son influence méconnue, le relèvera vis-h-vis du crédit et de ses propres obligations, et le mettra, comme cheville ouvrière

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dé l’œuvre qu’il faut absolument aborder de nos jours, à même de prendre un rôle héroïque et salutaire, auquel, dans l’état présent des choses, il serait de la plus haute extravagance qu’il aspirât.

Ce jour-là seulement la révolution aura complété son évolution-logique, et mis fin à des représailles qui sont fatales à l’existence même de la démocratie.

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