GOMMENT ON ARRIVE A SES CONCLUSIONS
Les socialistes ne doivent pas savoir gré à K. Marx do n'évaluer la journée qu'à 3 shillings (ou 3 fr. 75),... c'est la somme strictement nécessaire pour vivre *. Il est vrai que dans ce système le travail ne dure que six heures, mais c'est là une compen* sation d'une nature quelque peu douteuse.
Pour nous servir d'une expression que K. Marx emploie à un autre endroit, 3 shillings représentent la valeur d'écliange d'une journée de travail. D'après cette théorie, si l'on demande à un ouvrier : « Combien vaut la journée de travail? » il doit répondre : « 3 shillings »,en sous-entendant six heures; il ne doit pas demander davantage et on ne doit pas lui offrir davantage, car toute chose a la valeur de ses frais de production ; et
devrait être de 6 shillings, valeur des objets qu'on peut produire en 12 heures. — Tous ces chiffres sont des suppositions gratuites, tout à fait en Tair; imaginés pour le besoin de la démonstration, ils n'ont rien de réel et ne peuvent rien prouver.
1. C'est trop peu, même d'après les théories admises par des socialistes avérés comme Lassalle. Lui aussi reconnaît que le minimum ne descend pas au-dessous de ce qui est nécessaire pour vivre selon les habitudes prises dans le pays, le luxe compris, par exemple : pain blanc, tabac, petit verre, etc.
3 shillings par jour suffisent pour produire et entretenir une famille d'ouvrier. Encore une fois, six heures de travail pour 3 shillings, c'est, selon K. Marx, la valeur d'échange (prix du marché) d'une journée de travail *.
Mais nous parlions d'une journée de douze heures? — Respirons d'abord, et commençons un nouveau chapitre.
4. Il n'est pas permis de se dire socialiste (ouvriersocialiste ou bourgeois- socialiste) sans avoir bien compris la distinction faite entre la journée de 3 shillings et la journée de 6 shillings.