CHAPITRE XVI
Dans la pratique, pour le banquier, le commerçant, le mot capital signifie : une somme d'argent employée, ou à mettre, dans les affaires. Ceux qui étudient les affaires d'une manière scientifique, par exemple les économistes, définissent le capital par : « les moyens de production », comprenant les locaux, les machines et instruments, les matières premières et les avances de toutes sortes qu'il peut être nécessaire de faire, soit sous la forme de monnaie, soit en nature. La définition de la science n'est pas si éloignée qu'on pourrait le croire des usages du
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langage vulgaire, car quand on commence une affaire, on s'y prépare en réunissant avant tout les moyens de se procurer les choses nécessaires, quelles qu'elles soient.
« Le capital » est donc une manière de s'exprimer brièvement, une manière « abstraite », si l'on veut; c'est un mot qui embrasse tout ce qu'il faut pour produire.
C'est parce que le capital, depuis plusieurs milliers d'années, prend souvent, mais seulement jusqu'à ce qu'on l'emploie, la forme de monnaies (de numéraire, d'argent, de billets de banque, même), qu'on s'est mis à soutenir cette absurdité chaque jour démentie PAR LES FAITS,... ct ccla au SU et à la vue de tout le monde, que l'argent — ou le capital — (on se servait indifféremment d'un de ces deux mots) ne produisait rien. Ceux qui parlaient ainsi ne connaissaient que les prêts faits par des gens riches à des gens pauvres (ou aussi à des prodigues), lesquels employaient cet argent pour leurs besoins journaliers, qui le consommaient et détruisaient ainsi le capital qu'il représentait. Il est par-
faitement naturel que des gens qui avaient détruit un capital, ne pouvaient pas le rendre; ils ne pouvaient pas, non plus, donner au prêteur — sous le nom d'intérêts — une part des bénéfices faits avec ce capital, puisqu'ils ne l'avaient pas fait travailler. Celui qui ne met pas la semence en terre, ne peut en récolter le fruit.
Avec cela, dans les temps barbares où commence l'histoire de l'humanité, on traitait très durement les débiteurs, on leur demandait aussi des intérêts exorbitants, car on ne se rendait pas encore compte de la nature des choses. Les témoins des mauvais traitements subis par le débiteur prirent volontiers parti pour lui, sans bien approfondir les causes et les effets, sans aller au fond des choses, et pendant longtemps le fait de prêter à intérêts, était mal vu, même lorsque les intérêts étaient modérés.
Peu à peu, le commerce et l'industrie se développèrent et prirent une grande extension. Il arriva fréquemment qu'on plaça ses économies chez des gens qui s'occupaient
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d'affaires, les uns s'associaient au commerçant ou fabricant et reçurent une part proportionnelle des gains, en courant le risque des pertes ; les autres ne voulaient rien risquer; ils prêtèrent simplement leur capital en se contentant d'un loyer fixe moins élevé que le gain possible; ce loyer, appelé intérêt, prit la forme de : tant pour 100 par an (tant de revenu pour 100 de capital).
Ce n'était plus prêter do Targcnt à des gens oisifs qui le mangeaient, mais à des travailleurs qui savaient le faire fructifier. Avec l'argent emprunté, Tun achetait un pré et une vache et vendait le lait, le beurre, le fromage; Tautre, un chariot et deux chevaux avec lesquels il transportait des marchandises; l'autre, une machine qui lui permettait de produire dix ou cent fois autant qu'auparavant. Les emplois utiles ou productifs d'un capital condensé sous la forme de numéraire étant innombrables, je ne continue pas cette fastidieuse énumération; on comprend, du reste, qu'on soutint depuis lors de moins en moins souvent que
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« Targent est stérile ». S'exprimer ainsi, c'était d'ailleurs une manière perfide de parler en adversaire, car ce n'est pas sous la forme argent que le capital travaille matériellement, ce n'est qu'après avoir été transformé en instruments et en matières premières.
On a cependant soutenu jusqu'à nos jours la gratuité du crédit, mais par des raisons qui sont si singulières qu'on ne peut pas les prendre au sérieux; il en sera question plus loin, dans le chapitre consacré au crédit. En attendant, revenons au capital, car il reste encore à offrir au lecteur une définition de ce mot, celle de K. Marx.
Pour cet apôtre du socialisme, le capital est une somme d'argent avec laquelle on achète des marchandises pour les revendre, ou aussi une somme d'argent qu'on emploie pour faire travailler des ouvriers. Vous êtes, je suppose, un habile et laborieux ouvrier -gagnant 5 francs par jour et n'en dépensant que 3, ce qui vous permet d'en mettre 2 de côté. Au bout de quelques mois |
VOUS avez réuni 100 francs, et avec cette somme vous achetez un instrument qui vous met en état de gagner 10 francs par jour.
Tant que vous vous servez vous-même de cet outil, K. Marx l'appelle : instrument de travail; mais supposons que, pendant un certain temps, vous ayez à vous occuper autrement qu'à votre métier — par exemple vous avez voire service militaire à faire — et que vous louiez votre outil perfectionné à un camarade — auquel il produira 5 francs par jour en sus de son salaire ordinaire, — sous la condition qu'il vous paye 1 franc par jour de location,... l'instrument que vous avez acheté avec vos économies sera devenu un capital.
Pour les économistes qui étudient les questions de production sans parti pris, l'outil est un capital, qu'il serve directement à son propriétaire, s*il travaille de ses mains, ou qu'il le passe à d'autres mains et se fasse donner une part dans les avantages que cet outil produit. Pour K. Marx et les socialistes qui ont adopté ses doctrines, la
justice demande que Touvrier qui emploie avec profit Toutil perfectionné de son camarade, garde ce profit pour lui, et n'en donne rien à celui qui le lui procure, tandis qu'il serait injuste de la part du propriétaire de Toutil de se faire payer un loyer.
Pourquoi ces deux poids et deux mesures?
Celui qui s*est privé pour économiser n'aurait rien et celui qui n'a pas eu ce mérite serait récompensé pour avoir manqué de prévoyance? Pierre a bien répondu lors de l'examen et c'est Paul qui recevrait le diplôme? Quelle singulière justice!
En définissant le capital d'une manière si inexacte, K. Marx pense à la théorie qu'il a inventée — nous l'avons exposée aux chapitres xiii et XIV — et d'après laquelle le fabricant ferait travailler les ouvriers douze heures et n'en payerait que six, gardant le produit des six autres heures, des heures qu'il est censé avoir eues pour rien.... Ce serait à faire travailler les ouvriers sous d'aussi mauvaises conditions que le capital servirait. K. Marx dit même que le fabricant
peut être en lui-même un brave homme ; ce n'est pas sa faute s'il fait travailler les hommes douze heures pour six, le capitaliste ne peut pas faire autrement, c'est dans la nature des choses. Et il y a des hommes qui gobent cela et prétendent, par-dessus le marché, être plus intelligents que les autres, le commun des martyrs! Ils ignorent que K. Marx voudrait établir le communisme, il la pourtant fait savoir au public par un solennel Manifeste.
Mais ce qui est le plus joli, quand on démontre à tel disciple de K. Marx, que je pourrais nommer, que ces définitions sont absurdes, que le capital rend trop de services pour l'accabler sous le mépris, ce disciple s'écrie : Que nous parlez-vous de mépris versé sur le capital ! Nous ne voulons nullement supprimer le capital, nous en reconnaissons pleinement l'importance, nous le réclamons seulement au profit de rÉtat (ou de la Société). Nous voulons seulement l'enlever aux particuliers : Ote-loi de là que je m'y mette! — Quelle bonne rai-
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se servent le plus souvent du terme de capitaliste au lieu d'entrepreneur. C'est dans une certaine mesure peut-être une habitude qu'il a prise en Angleterre, mais c'est aussi de la tactique : la double qualité de capitaliste et d'entrepreneur attribuée au patron ou « employeur » semble permettre de le frapper à coups redoublés. Faisons remarquer en passant que le mot employeur n'a, ni en anglais, ni en allemand, un sens défavorable, c'est un mot neutre, qui se borne à constater un fait, sans le juger. On s'en sert pour éviter le mot patron, nous ne savons trop pourquoi; le mot employeur, donneur de travail en dit autapt. Le mot « entrepreneur « senible encore le plus usité en ce moment.
Les circonstances qui peuvent amener un homme à devenir entrepreneur, ou à s'associer à une entreprise, sont de la plus grande variété; choisissons le cas d'un inventeur, Pierre a inventé un objet utile pour lequel on peut supposer qu'il y à des amateurs, mais comme beaucoup d'inven-
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téurs, il n'a pas le sou. Accordons-lui cependant — pour simplifier — cent francs afin qu41 puisse prendre un brevet et en payer la première annuité. Son premier souci consistera à se procurer les capitaux nécessaires à l'entreprise; il peut trouver un associé, un commanditaire ou former une Société par actions, en commandite ou anonyme. En pareil cas on ne fait pas toujours ce que Ton veut; la grandeur de la somme nécessaire a d'ailleurs son influence sur la décision à prendre.
Le capital est souscrit. Nous supposons que l'inventeur veuille lui-même diriger la fabrication et la vente de son produit — ce qui n'est pas toujours le cas, — mais ce qui çst de rigueur pour que l'inventeur soit entrepreneur. Il a donc à organiser la fabrique, la garnir d'instruments et de matières premières, réunir des travailleurs et, dès qu'il a des produits, faire tous ses efforts pour les vendre. Dans une fabrique la vente est le premier des soucis, il prime tout; c'est pour vendre qu'on fabrique.
L'îgnorîez-vous?Il y a tant de gens qui raisonnent comme s'ils l'ignoraient !
Au bout de Tannée on fait un inventaire.
Voulez-vous que nous mettions des chiffres, ce sera un moyen d'être plus clair? Supposons que le capital soit d'un million, mille actions (parts égales) de i 000 francs. On peut ne pas accorder d'intérêt fixe aux actionnaires et convenir qu'ils n'auront que des dividendes proportionnels aux bénéfices; dans ce cas-là, les actionnaires sont de purs entrepreneurs, ils courent complètement les chances de l'affaire. Le plus souvent peut-être ils reçoivent d'abord un intérêt — mettons 4 pour 100 — et alors à titre de prime, mais également sous le nom de dividendes, une part dans les bénéfices.
Si les actionnaires ont demandé un intérêt fixe, ils ont voulu jouer surtout le rôle de capitalistes : toutefois ils n'auront d'intérêts que s'il y a des bénéfices, ce qui prouve que la nature des choses est plus forte que les conventions.
Une parenthèse : dans de grandes Com-
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pagnies, à côté des actions, il y a souvent des obligations. Ce sont des dettes. Les emprunts sont émis sous forme d'obligations. Ceux qui les prennent en en versant le montant, sont des créanciers de la Compagnie, on les appelle obligataires. Ils sont purement capitalistes. Que les affaires aillent bien ou mal, ils ont toujours le même chiffre d'intérêts. Ils sont payés, et en cas de faillite, désintéressés avant les actionnaires, dussent ces derniers perdre leur capital. Fermons la parenthèse.
Comment paye-t-on Tinventeur? Cela est très varié. On peut lui donner une somme fixe pour son invention (quand il ne veut pas l'exploiter lui-même); le plus souvent on lui donne un certain nombre d'actions libérées (c'est-à-dire, le versement des fonds est remplacé par l'apport de son brevet); d'autres fois on lui accorde, sous une autre forme, une part dans les bénéfices. Mais nous avons vu qu'il peut ne pas avoir le sou; en pareil cas, il doit toucher tant par mois, mettons ^ 000 francs, car il faut vivre.
Ces 12000 francs par an peuvent être une simple avance sur sa part des bénéfices, ils peuvent aussi constituer une indemnité pour son travail journalier sous forme de traitement. Celui-ci remplace les jetons de présence qu^on alloue aux administrateurs (au conseil d'administration). Le directeur d'un établissement qui ne serait ni: actionnaire, ni inventeur serait simplement un employé supérieur, avec plus ou moins de responsabilité.
Au bout de Tannée, avons -nous dit, on fait un inventaire, et Ton établit la balance des recettes et des dépenses. Nous voulions mettre des chiffres, mais lesquels? La grandeur des ateliers, le prix et l'usure des machines, la valeur des matières premières, le nombre des ouvriers, les frais généraux diffèrent d'une usine à l'autre; à titre d'exemple, copions, dans un compte rendu, les chiffres d'un établissement prospère, mais où ne figure aucun inventeur.
Recette brute (produit des marchandises vendues) 130 000 fr.
l'enthbprenbur. 137
DÉPBNSBfl
Frais généraux, traitement des employés, usure des instruments, amortissement 90 000fr.
Matières premières 200 000
Salaires 3ft0 000
Total 640 000 fr. 640 000 fr.
Reste, recette nette 90 000 f r.
Dont : Intérêts 40 000 fr.
Dividendes 30 000
Réserves 20 000
Total égal.,. 00 000 fr. 90 000 fr.
640,000 et 90 000 font 730 000 francs.
On le voit, et il n'y a pas d'exception à cela, la part des ouvriers est beaucoup plus grande que celle du capitaliste et de l'entrepreneur réunis. Dans TafFaire que nous analysons, les ouvriers obtiennent environ 48 pour 100 des recettes quand l'entrepreneur et les capitalistes réunis n'en tirent que 9 1/2, et cela dans une affaire prospère. Si les choses allaient mal, les ouvriers seraient toujours payés, mais les patrons pourraient bien perdre leur revenu, si ce n'est leur capital.
Prenons un exemple plus simple : un fabricant, ayant des fonds à lui, apprend
que les couteaux de table sont très demandés à Canton et qu'on y paie la douzaine 10 francs. Il fait faire 10 000 douzaines de couteaux conformes à la description, chaque douzaine lui revenant à 5 francs à Paris, et les envoie à Canton. S'il peut les vendre 10 francs là-bas, il fait une brillante affaire, mais si le marché s'est trouvé encombré, il est peut-être obligé de se défaire de ses couteaux à 4 francs la douzaine et de subir ainsi une perte sensible. Son bénéfice est uniquement le résultat du succès.
Il est très possible qu'on remue un million, comme dans l'un des exemples précités, qu'on fasse 640 000 francs de dépenses — et qu'il n'y ait que 650 000 francs de recettes; alors les bénéfices seraient bien minimes. Il se peut même qu'il n'y ait eu que 5 à 600 000 francs de rentrés contre une dépense de 640 000 francs ; alors il y aurait perte sèche, l'entrepreneur et le capitaliste auraient travaillé et risqué pour rien; seuls les ouvriers auraient touché leurs 350 000 francs de salaire. L'entre-
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preneur prend ce qui reste après avoir payé les matières premières, les ouvriers, les salaires, les impôts, etc., et ce qui reste, il l'a bien gagné, parce qu'il a couru tous les risques. Ne serait-il pas injuste de vouloir lui retrancher une partie de ses bénéfices?
Les socialistes raisonnables ou modérés ont reconnu que l'entrepreneur exerçait une fonction sociale; il s'occupe de pourvoir aux besoins des consommateurs, & mettre le travail en train, à entretenir des rapports avec les pays étrangers, et tout cela aux conditions les plus avantageuses pour la Société;... c'est son intérêt, soit, mais c'est aussi l'intérêt des ouvriers; est-il sage de décourager les « employeurs »? Méfiezvous de ceux qui vous le conseilleraient.
L'État ou, comme disent certains utopistes, une délégation sociale ne pourra jamais remplacer l'entrepreneur. D'abord, parce que l'Etat, ou la délégation, chargera un comité du soin de l'approvisionnement, c'est-à-dire de la production et de la dis-
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tribu tîon. Ces mots renferment, pour un grand pays, une infinité de domaines immenses, chaque domaine dépassant la portée de vue d'un seul homme. Or, les menibres du comité central de production et de distribution * diviseront ces domaines entre eux, chacun en prendrait un certain nombre et accomplirait sa difficile besogne comme il pourrait. Il y aurait tant de bévues — et chaque bévue, multipliée par le nombre d'hommes atteints, prendrait les dimensions d'une calamité — que l'organisation socialiste (ou communiste) ne durerait pas une semaine.... Des milliers et des milliers de socialistes ne savent pas à quoi ils s'engagent aveuglément. Quelle imprévoyance!
Sous le régime de l'entreprise privée, chacun de ces domaines (branche de production ou branche de distribution) se subdivise entre des milliers d'entrepreneurs, chacun n'en cultivant que ce qu'il
1. La distribution se fait par la vente ou rechange et, du moins sous le régime socialiste, se séparerait difficilement de la production.
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peut, mais en y mettant toute son âme, son intelligence, ses soins, ses veilles. Il s'agit pour lui, comme disait Hamlet, dCéire ou de ne pas être^ de faire fortune ou de se ruiner. C'est seulement avec le concours de ce nombre considérable d'entrepreneurs que la Société est à peu près abondamment, peut-être seulement suffisamment, pourvue.
La Société y gagne plus que l'entrepreneur, car si elle est toujours pourvue, plus d'un entrepreneur (ou patron) s'y ruine.
(Quand on veut approvisionner des millions d'hommes, on n'y parvient à peu près que s'il y a surabondance. Il y a tant de coulage et de déchet!)
Nous avons déjà dit que l'État ne peut pas faire le commerce extérieur; il ne s'agit pas seulement d^acheter des matières brutes ou fabriquées, mais encore et surtout de vendre nos produits, c'est un point sur lequel il est superflu d'insister ; mais ce qu'il faut surtout faire ressortir, c'est que l'État ne ferait pas, comme l'ensemble des entrepreneurs privés, s'accroître la richesse du
pays. L'Elat n'a pas le don de l'épargne, et il n'est pas dans la nature des citoyens de se priver au profit de FEtat, tout le contraire ; mais des millions de par* ticuliers se privent dans le présent pour en jouir dans l'avenir, ou dans Tintérèt de leurs enfants. C est grâce à eux que les capitaux (les moyens de production) se multiplient dans le pays et permettent à la population de s'accroître et de prospérer.