XIV PRÉFACE
grand progrès sur les théories qui font de la société un ùtiG pensant, voulant, agissant; ces doctrines unitaristes oui trouvé, de nos jours, leur expression définitive dans l'Iivpolhèse de l'organicisme social, que l'on a souvent discutée sans la bien comprendre: il ne faut y voir qu'une image construite en vue d'exprimer, sous une forme parfaitement précise, des thèses que Ton avait jusque-là exposées d'une manière vague et au moyen de ligures purement littéraires. L'organicisme n'est pas une grande découverte ; mais ce n'est pas non plus une Jjrlise, comme on l'a dit souvent ; c'est un auxiliaire de l'esprit, mais un auxiliaire qui se rapporte à un premier moment de l'investigation sociologique,
Pour atteindre la vérité complète, il ne faut ni s'en tenir à ce premier moment unitariste, ni accorder la valeur de réalités aux abstractions auxquelles conduit la division en classes; il faut procéder à une synthèse. Nous sa vous, et Marx l'a déjà observé (1), que la démocratie se considère comme étant au-dessus des conflits de classes; en chocchant comment, sous la pression du mouvement ouvrier, se forment les conceptions démocratiques relalivfcfl à l'évolution sociale, on aura effectué cette synthèse et on aura déterminé les forces décisives qui entraînent les pays modernes dans la voie du progrès (2).
ft) XVIII Brumaire, p. 45. Il explique malheureusement ce \n i d'une manière insuffisante.
■ '-'i Je n'ai pas besoin de rappeler que M. Merlino est parvenu h il es idées fort analogues {Formes et essence du socialisme, Giavd et Brière éditeurs, Paris, 1898) ; il y est parvenu en partant de l'anarchisme, c'est-à-dire d'une conception tout à fait abstraite et intellectualiste de la société. Son évolution a été