PROTECTION DES FEMMES, DES ENFANTS DANS LES MAGASINS
Assiséants Ad, votée en 1894, en même temps que la loi générale sur la protection des travailleurs.
La loi victorienne limite pour les femmes et les enfants employés dans les magasins les heures de travail à 52 par semaine (repas non compris) et à neuf par jour; on pourra toutefois faire travailler onze heures un seul jour par semaine, deux jours môme, quand le magasin aura été fermé un jour férié autre que le dimanche. Les employés de magasin ont le droit de s'asseoir et les patrons leurs fournissent des sièges.
Si un enfant ou une femme travaillent partie dans un atelier, partie à la vente, ils ne seront occupés en tout que huit heures par jour.
On ne doit pas faire travailler plus de cinq heures de suite sans une interruption pour un repas.
Le gouvernement a le droit de faire arrêter le dimanche à midi toute distribution de lait, pain, etc., à domicile.
Les heures supplémentaires ne seront accordées que par l'inspecteur principal des manufactures et pendant quarante jours au plus par année.
Avant la loi, la semaine de travail des femmes et enfants employés dans le commerce de détail s'élevait parfois, d'après l'inspecteur des manufactures, jusqu'à 90 heures. La même autorité déclare qu'une employée est venue depuis la promulgation de la loi demander à une inspectrice si elle pourrait continuer à travailler 72 heures par semaine.
L'inspecteur reconnaît d'autre part, que de tels cas ne sont pas communs. Au contraire, l'usage de ne pas faire travailler les femmes et les enfants plus de neuf heures
i2â LA PBOTSGTIOK LÉGALE DES OUVRIERS
par jour se généralisait avant Tadoption de la nouvelle mesure. Sans cette habitude^ avoue TiDspecteur, il eût été diûicile d'appliquer la loi.
Enfin la loi accorde une après-naidi de vacances chaque semaine aux enfants et femn^es employés dans les magasins. On ne pouvait songer au samedi, puisque Tusage des clients est de faire leurs achats pour le dimanche — jour où tout est fermé — dans Taprès-midi ou la soirée du samedi ; c'est même ce jour que la loi considère quand elle permet une journée de onze heures de travail. Le samedi, les marchands au détail ne ferment guère qu'entre neuf et dix heures du soir. Mais ils doivent donner congé à leurs employés dans l'après-midi d'un autre jour de la semaine, et ce jour est fixé dans chaque municipalité par les détaillants à is^ majorité des voix. Le mercredi a été généralement adopté.
En Nouvelle-Zélande, les heures de travail dans les magasins, pour les enfants et les femmes, s'élèvent à cinquantequatre heures au plus par semaine..
L'ensemble des dispositions de la loi rappelle les mesures adoptées en Victoria. Comme dans cette dernière colonie, les détaillants doivent, dans chaque municipalité, décider, à la majorité des voix, quel jour de la semaine ils donneront une api*ès-midi de congé à leurs employés.
Deux autres colonies, Nouvelle-Galles et Queensland, ont adopté, en 1896, des lois pour protéger les femmes et les enfants employés dans les magasins.
En Nouvelle-Galles, les dispositions de la loi s'appliquent seulement aux garçons au-dessous de 16 ans et aux femmes au-dessous de 18 ans. Pour ces deux catégories, le maxi-