VILLAGES COOPÉRATIFS IXE SUD-AUSTRAUE
yidueilee ; mais cet allotissement ne peutBe faire, d'après la loi même, qu'après le remboursement de toutes les avoDces faites par l'état, et les Tillages sont loin de là I
Une fois de plus l'état s'efit JBontré conciliant. Il a consenti À introduire à titre d'essai, dans deux villages^ un mode de tra^yail milite dont ^oioi tes grandes lignes : chacun doit payer sa part d^efi dépenses communes; chacun doit fournir «a tâche dans ie travail commuji (défrichement, irrigation par exemple) ou la remplacer par uae redevance en argent fixée suivamt un tarif. D'autre part, chacun a une petite concession qui lui appartient et à laquelle il peut oonsacreir tout le temps et toutes les res- «ourcès qu'il ne doit ^as à la communauté.
Ënfm plu&ieurs jaiemhres de quelques villages dissous ont .été admis à resiter sur place dans les JXièm«s conditions que les hlockers (voir la troisième .partie de ce chapitre).
Cinq viLla^s ont été liquidés^ en comptant les deux qui avaient >été créée shors de la région de Murray. Il en reste aujourd'hui huât, en comptant Mutrtho^ qui n'a pas été fondé pardes^ans-tiravail etRamco, le village des célibataires dissridenta.
Les villages .comiptaiont 592 habitants en 1894, 440 en 1895, 773 en 1897, 787 en leSS, «75 «euiement en 1899.
La superficie défridhée et mieeen euUure ipar eux s'était *élevée de 1:604 acres au 31 octobre m& â 4 829 au 30 juin 1^9, la dernière date pour laquelle j'aie des renseignegD[i6ni;s précifi.
Les habitants «oultivaient surtout les fruits et la vigne ; ilSiavaient été guidés par rexemple<de deux grandes entrepdses américaines faites sur 1^ bords du Murray pour
cultiver les fruits par irrigation, ainsi que cela se pratique en Californie. Ces deux entreprises, fondées avant les villages, ont échoué, et pourtant leurs auteurs MM. Chafîey frères, disposaient de capitaux énormes et avaient obtenu leurs concessions à des conditions très favorables. Si Texpérience américaine servie par le capital a échoué dans ce pays désolé, ne faut-il pas avoir, en dépit de la maigreur des résultats, une opinion favorable de ces villageois qui ont tenu malgré tout, à forctî de persévérance ? Leur sort d'ailleurs est toujours précaire, car ils ne peuvent vendre leurs fruits frais, étant très éloignés des marchés ; ils sont obligés de les sécher, ce qui en diminue beaucoup la valeur. Les villageois ont essayé d'autres cultures : les céréales n'ont rien donné; mais les légumes viennent assez bien; les fourrages artificiels réussissent également et permettent d'élever quelques vaches.
Les habitants avaient remboursé au gouvernement £ 5,253.19.9, le 30 avril 1899. A cette date, les dépenses totales du gouvernement s'était élevées à £ 79,680.10.3.
Il est probable que le gouvernement ne rentrera jamais dans ses avances ; mais il n'en est pas moins certain que le district de Murray aura reçu, pour la première fois, un petit noyau de population sédentaire.
L'expérience des villages a montré une fois de plus qu'il était difficile de peupler la campagne en y jetant tout d'un coup une masse d'ouvriers urbains. Séparés les uns des autres, mélangés à des cultivateurs, les gens des villes peuvent s'attacher à la terre, surtout dans les pays neufs où la culture est relativement facile comme en Australie. Là, en effet, on produit pour l'exportation, et l'on ne fait