‹ Le Socialisme sans doctrinesChapitre 58 sur 86 · TROISIEME PARTIE. — MAISONS ET JARDINS OUVRIERS · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE. — MAISONS ET JARDINS OUVRIERS

L'état, possesseur de terres, a pu essayer de résoudre luimême la question des logements ouvriers en louant ou vendant des places à bâtir autour des villes. Ce que désire l'ouvrier anglais c'est une maisonnette à lui, un home séparé et non point un logement dans une immense bâtisse. En Australasie où la place ne manque pas, l'habitude de vivre chacun chez soi est plus générale encore qu'en Angleterre. Il fallait donc, pour satisfaire les désirs des ouvriers, donner à tous ceux qui le désireraient une petite place dans un endroit assez rapproché de leur travail. C'est ce qu'ont fait Sud-Australie et Nouvelle-Zélande.

« Homestead Blocks » de Sud-Australie.

Sud-Australie a offert aux ouvriers dans le grand Consolidated Land Act de 4888 des blocks ou parcelles à bâtir, et le système a été perfectionné par la loi sur les avances aux détenteurs de blocks (Blockers Loan Act) de 1894.

Les blocks sont de petits lots : le maximum était d'abord de 20 acres : il a été fixé aujourd'hui d'après la valeur du sol et ne doit pas dépasser £ 100 (2.500 fr.). Ont le droit de prendre un block toutes les personnes de plus de 48 ans qui vivent de leur travail : cette dernière condition est interprétée très largement et s'applique aux employés et même aux petits commerçants comme aux ouvriers. Le

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blocker loue pomr 24 aos avec droit ée renouvder son bail : le loyer est de S p. 4GÔ de la valeur du terrain aumo^ ment de la concession. Le blockei^ peut acheter à partir de la 5® année et s'acquitter par versements successifs en payant les inte'rêts de l'arriéré à 5 p. 100. Depuis la loi de 1891, il peut emprunter à l'état une somme équivalente à la moitié des améliorations qu'il a faites sur son lot^ mais qui, dans tous les cas, ne doit pas dépasser £ 56 (1250 fr.)'. L'intérêt est de 5 p. 100. Je fais remarquer, une fois de plus, que l'intérêt de l'argent est beaucoup plus élevé en Australie qu'en France.

L'entreprise de Sud-Australie est faite sur une très large base : les blocks sont de taille très différente et répondent à différentes aspirations que l'un des premiers rapports officiels classe ainsi :

1° Dans le voisinage des grandes villes, lots pour donner un home aux ouvriers qui ont un ouvrage assuré. (Ce sont les plus petits ; leur taille est d'un acre environ comme en Nouvelle-Zélande.)

2° Lots qui sont destinés à la résidence des familles dont le cbef a un emploi incertain, intermittent, souvent très éloigné et sans emplacement fixe. Tels sont les mineurs d'or, ies tond^rs, etc., qui s'en vont seuls « chercher îleur chance » dans l'intérieur *.

3° Blocks propres au jardinage et à la cultui^e d'arbres fruitiers sans irriguât ion.

4*^ Blocks propres au pâturage et à l'élevage des bêtes à lait.

5*^ Blocks d'ouvriers agricoles employés dans les fermes

(1) Voir chapitre m, p. 61.

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voisines et qui désirent produire le pain de leur famille, nourrir des porcs ou de la vokille, élever une vache ou deux. Cest presque la formule de ceux qui veulent reconstituer la petite propriété en Angleterre : « 3 acres et une vache ». Dans ce cas l'institution des blocks est nettement envisagée comme un moyen de donner la main-d'œuvre aux farmersr. L'auteur du rapport que je cite insiste dans sa conclusion sur l'avantage que l'institution donne aux far mer s ^

6° Blocks auxquels on donnera l'irrigation. (Ce sont ceux qui se trouvent dans le bush sur les bords du Murray, à la place ou à côté des Village Settlemenls étudiés plus haut.)

L'état sud-australien s'est donc préoccupé de faire servir le système des blocks à l'établissement de la petite propriété et de la petite culture en pleine campagne. Voilà pourquoi il a concédé des blocks relativement importants (13 acres 1/2 en moyenne au début, 14 1/2 en 1898). Mais il avait fort peu de bonnes terres à sa disposition ; il ne lui restait plus guère k distribuer que de larges bandes réservées autrefois pour servir de voies aux troupeaux entre l'intérieur et la côte ; ces terrains, inutilisés, se prêtaient h la division en blocks. En 1898 une partie d'entre eux avait été détaillée en 649 lots^sur lesquels vivaient l 926 personnes.

Ce n'était pas assez pour les demandes ; aussi le gouvernement a-t-il mis en blocks une partie des propriétés qu'une loi de 1890 l'a autorisé à acquérir pour les allotir.

(1) Souîli Austraiia. Report of Inspector of Homestead Blocks, 1895, .4,

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Eq 1898 il avait dépensé à cet effet £ 27,864.11.6, pour acheter 4,349 acres dont 3,333 étaient divisés en 377 lots avec 1696 personnes. Les loyers rapportaient £1,328.0.11 soit 4,07 p. ICO du capital engagé. Les blockers avaient fait des améliorations évaluées à £ 34,319.19.

Le sy^ème des blocks a été essayé sur tous les points de la surface de la colonie, autour d'Adéla'ide et des villes, dans les montagnes, dans la brousse des bords du Murray et des steppes intérieures, dans les solitudes du fond du golfe, de la côte occidentale, de Tîle des Kangurous.

D'après le rapport de l'inspecteur en 1898, l'expérience semblait réussir. J'ai visité deux séries de blocks^ une suburbaine de petits lots h bâtir, l'autre dans la campagne avec des terrains pour jardins et vergers divisés en morceaux plus larges.

La première est en vue d'Adélaïde : son emplacement est formé par une ancienne réserve d'indigènes maintenant inutile et par un morceau de terrain acheté ; çfi et l?i, on voit encore l'herbe maigre et les tristes eucalyptus du 6ws^ primitif ; mais presque partout les blockers sont venus et ont commencé à construire des maisonnettes de bois blanc recouvertes de toits gris en tôle ondulée. Les concessionnaires ont de 2 h 3 acres : la plupart se proposent d'acheter leurs lots. Plusieurs sont des ouvriers, tous à leur travail au moment où je visite les blocks. Parmi ceux qui se trouvent présents, certains s'essaient au jardinage ; l'un fabrique des instruments d'irrigation ; un autre est un épicier qui s'est retiré avec sa femme.

A côté, un propriétaire a vendu son terrain en petits lots analogues à ceux de l'état ; sur un morceau de .ce

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domaine, je visite un jardinier fleuriste qui a de Teau en abondance, des papyrus, des lotus, des fougères arborescentes, des orchidées, des orangers ; le terrain est ici meilleur et mieux arrosé, mais il a coûté 4 et 5 fois plus cher que sur l'état, c'est-à-dire plus que la différence ne valait.

L'autre série (blocks ruraux) comprend trois hameaux, Mylor, Aldgate, Scotts Greek, établis en plein bush sur les collines qui séparent Adélaïde du désert. Le sol est pauvre et maigre, le taillis épais, les racines profondes et le bois mauvais. 11 a fallu travailler avec acharnement pour défricher le sol : le feu a pris plusieurs fois et a failli tout détruire ; mais grâce à la solidarité des blockerè, on l'a éteint à temps. Aujourd'hui, 300 blocks de 20 acres en moyenne sont occupés dans le pays et forment les trois hameaux ci-dessus : plus de 1 000 personnes y vivent ; le terrain est propre à la culture des arbres fruitiers ; c'est à produire des pommes et des poires, des légumes pour la ville que la plupaiH des blockers sont occupés. L'un me montre avec orgueil la plus grosse pomme récoltée dans le district ; un autre est tout fier d'avoir découvert un champignon comestible. Quelques-uns possèdent un cheval et conduisent soit à la station voisine, soit au marché d'Adélaïde les produits du jardinage ou le bois de la forêt. D'autres combinent leur ancien métier avec le jardinage : c'est ce que fait entre autres un cordonnier. On trouve parmi eux des gens de toute espèce : ouvriers âgés qui se retirent à la campagne, mineurs malheureux et découragés, fermiers ruinés ; certains ont cherché le repos après quelques expériences malheureuses. Deux étran-

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gères, jadis à la tête d'un peasionnat fort en vogue de Melbourne^ se sont retirées ici après une faillite. Elles vont à la ville donner des leçons de dessin et de musique, et, entre temps, cultivent leur jardin (14 acres). Les premières dépenses faites, il ne leur restait que £ 30, trop peu pour bâtir une maison ; aussi ont-elles fait élever une charpente en bois recouverte de toile ; à mesure que les ressources arrivent on remplace dans les cloisons la toile par du bois. La fille d'un blocker voisin les aide à faire leur ménage et leur demande en échange des leçons de dessin. Ces dames me font le plus grand éloge de la population au milieu de laquelle se passe leur existence. Elles me citent, à ce propos, plusieurs traits dignes des troglodytes de Montesquieu. Un voisin leur a offert sa voiture pour une course qu'elles devaient faire un jour de pluie. Un autre a renoncé pour elles à abattre un arbre qui leur donnait un point de vue. Je dois dire que ces récits idylliques s'accordaient assez bien avec ce que j'ai vu au cours de la journée que j'ai passée dans Pun des hameaux fondés par les blocker s.

On comptait en 1898 dans toute la colonie 2 539 blocks avec droit d'achat, et 683 avec bail perpétuel, en tout 3 222 soit 272 de moins qu'en 1896. Cette diminution s'expliquait par suite de trois années de sécheresse, et parce qu on avait repris les blocks à ceux qui n'y résidaient pas et n'y faisaient pas d'améliorations.

Sous tous les autres rapports, on constatait des progrès. Le total des loyers payés à l'état s'élevait à £ 4,408.17.5, soit £ 82.18.2 de plus qu'en 1896. Le loyer est en moyenne de £1.10 (37 fr. qui feraient à peu près 44 fr. l'hectare)

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par acre et par an ; tous les blockers que j*ai vus trouvaient leur loyer moins coûteux que celui qu'ils auraient payé à un particulier dans les mêmes conditions. Les blocks étaient peuplés de plus de 8 144 personnes, en majorité des gens mariés (2 126 en augmentation de 473 sur 1896). On comptait sur les blocks 5 200 enfants» soit 356 de moins qu'en 1896. Le fait n*a rien d'étonnant, car la diminution du nombre des naissances s'accuse depuis quelques années en Australasie.

Sur le chapitre des améliorations, on constatait un immense progrès (£35,452.13.9 au lieu de £ 18,009.13.9 en 1896). Néanmoins la situation financière des blockers visà-vis de leur créancier l'état, semblait moins bonne qu'auparavant. Sur les loyers, l'arriéré était de 12 p. 100 au lieu de 10 p. 100. En 1896 les avances faites en application de la loi de 1891 atteignaient en tout £ 27,050 soit, en moyenne par emprunteur £ 24.6.6 (un peu plus de 600 fr.) Le payement des intérêts se faisait dans la proportion de 81,7 p. 100 : la proportion des intérêts non payés s'était élevée en deux ans de 12,5 à 18,3 p. 100 ^

D'après le rapport que je viens d'analyser et d'après les renseignements que j'ai recueillis sur place, il paraît évident que le gouvernement, avec les blocks (urbains ou ruraux) comme avec les Village SeiUementSt ne rentrera pas complètement dans ses dépenses ; d'autre part, il est incDntestabk que ces deux expériences — les blocks ruraux surtout, — pour peupler les terres désertes, ont partiellement réussi. Le gouvernement eût préféré sans doute des résultats plus considérables. Dans tous ks cas, il se déclare satisfait de ceux qu'il a obtenus. D'après ses par-

tisans, la population agricole payerait plus tard et au delà ce que son établissement coûte aujourd'hui à la colonie.

« Workmen's Homes » de Nouvelle-Zélande.

En Nouvelle-Zélande, une loi sur les logements ouvriers, {Workmen's Homes) permet de concéder aux ouvriers des villes de petits lots d'un acre en moyenne. Les conditions de résidence, d'amélioration, les loyers, le droit aux avances sont à peu près les mêmes qu'en Sud-Australie. Mais il n'y a pas de blocks ruraux d'une certaine étendue pouvant servir à établir une petite exploitation comme en Sud-Australie. Le Home néo-zélandais eèt fait simplement pour améliorer la condition de l'ouvrier des villes (c'était d'ailleurs, au début, l'unique objet du block sud-australien).

Le Home est généralement dans un faubourg ; d'après un amendement récent à la loi sur l'expropriation, une certaine portion des domaines repris doit être divisée en petits lots pour les ouvriers.

J'ai visité, dans les environs de (]hristchurch, les différents emplacements de Workmen's Homes, Le premier où j'arrive (Opawa) est un domaine de 47 acres que le gouver^iement a acheté en 1895 pour Tallotir. Chacun des petits lots est enclos d'une barrière ; partout les maisonnettes coloniales seront élevées, avec leurs murs' de planches, leurs toits de bardeaux peints en rouge, leurs vérandas. Sauf les dimensions, il y a peu de différence entre ces habitations et celles des farmers : en Australasie, les conditions sociales ne s'accusent point par des

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différences extérieures , au contraire, c'est un des traits de la démocratie australasienne que l'ouvrier veuille être logé et vêtu comme le bourgeois. S'il sait construire, il fera sa maison avec tout le soin et le fini possible. Sinon, il emploiera son petit capital ou les avances du gouvernement à payer un ou deux charpentiers et il achètera ses meubles à la ville. Rien de maladroit, de mesquin dans cette cité peuplée d'ouvriers. La première où j'entre possède une* table de cèdre et ses murs sont décorés de moulures dorées ; elle a quatre chambres spacieuses. Le propriétaire est actuellement joaillier ; autrefois il a été marin .

Son voisin est un peintre qui travaille de son métier et gagne 7 shillings par jour. Il boite, car une vache qu'il vient d'acheter lui a luxé la jambe ; il semble aimer les travaux de ferme ; il a une basse-cour avec des poules dont il vend les œufs h la ville de 6 pence à 1/2 couronne la douzaine, suivant la saison : devant la maison il cultive un carré de fleurs destinées aussi à être vendues.

A Pawaho *, dans un joli vallon, je visite un ensem])le de lots (50 acres en tout) destinés aux ouvriers qui travaillent à Lyttleton, le port de Christchurch. A la première barrière, l'inspecteur qui m'accompagne trouve une figure nouvelle. Le concessionnaire qu'il connaissait, vient, en effet, de transférer son droit et est retourné à Lyttleton; le terrain (un- acre 1/2 : loyer, 100 francs par an) n'était pas assez grand pour lui, me dit-on. Le nouveau déten-

(I) The Pawaho Uamlet^ Canlerhury, Wellington, 1898 (brochure publiée par le ministère des terres). Les plus importants des Workmen's Homes ont été ou seront l'objet de publications officielles du mémo genre.

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teur est un ouvrier peintre qui prend chaque jour le train pour aller travailler à Christchurch.

A côté une maison assez considérable avec quatre grandes pièces, plus une cuisine et un débarras : sa construction a coûté 200 (5 000 fr.) Elle est habitée par le père et le fils, tous deux ouvriers selliers a Christchurch. Le fils va se marier. Le père, jadis fermier, veut se consacrer au jardinage et faire valoir son petit terrain.

Plus loin, deux lots de 2 acres et de 2 acres 3/4 dont les possesseurs, célibataires et ouvriers du port, sont à leur travail. L'un a semé de l'avoine, l'autre des pommes de terre dont ils comptent tirer quelque argent.

La seule personne qui m'exprime ouvertement une déception est la femme d'un ouvrier tanneur de Lyttleton. « Le sol est trop humide, dit-elle, les pommes de terre que nous avons semées ont pourri. Le loyer (£2,43, pour 2 acres environ) est trop cher. » « Transmettez vos droits, » conseille l'inspecteur. La dame avoue que son mari n'y consentira pas ; il se plaît dans la vallée de Pawaho ; elle regrette Lyttleton et ne s'en cache pas.

Les autres personnes dont je visite les concessions sont un vannier et des ouvriers du port. Tous les lots sont occupés et presque partout les premiers preneurs sont demeurés.

A Tamaï, * sur 31 acres allotis en juin 1899, deux mois avant ma visite, seuls deux lots sur 40 n'ont pas trouvé preneur.

A Braco, en pleine campagne mais toujours à portée de

(1) The Tamai Hamlet, Ganterbary (brochure). Voir la note précédente.

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Christchurch, les lots que je visite sont de taille différente. Plusieurs, d'un acre environ, sont occupés par des familles ouvrières dont le chef travaille en ville ; elles ont cherché là un logement sain avec un carré de pommes de terres et quelques fleurs. D'autres lots de 4 acres à peu près appartiennent à de vieux ouvriers qui élèvent de la volaille, cultivent des groseilliers, des framboisiers, comptant abandonner le travail d'autrefois, devenu trop pénible, et vivre de la vente de leurs produits.

Autour de chaque ville le gouvernement a alloti des ter» rains pour donner aux ouvriers l'emplacement d'une maison et un petit jardin. A Dunedin, j'ai passé une aprèsmidi chez un vieux tailleur, homme très influent dans le mouvement syndical : lui et ses voisins habitent sur des parcelles d'un acre environ, concédées en vertu de la loi, et leurs maisonnettes de bois s'ètagent sur une colline en face de la mer. Le tailleur est un chaud partisan des Wo7'kmen^s Homes. Il se plaint seulement qu'il n'y en ait pas assez pour répondre à la demande. Beaucoup de ses amis qui voulaient avoir un home confortable hors de la ville ont dû louer le terrain à des particuliers. La plupart des petites maisons où l'ouvrier et l'employé vont retrouver leur famille le soir après leur besogne dans la cité, appartiennent à des particuliers : ceux-ci font à leurs locataires des conditions moins bonnes que l'état. Le tailleur, sur ses trois quarts d'acre, vante la législation foncière de la colonie, demande qu'on taxe à mort tous les landlords, déclare la guerre à la grande propriété et me fait l'apologie la plus sincère et la plus touchante de la petite qu'il croit indispensable à la moralité et au confort de Touvrier.

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