‹ Le Socialisme sans doctrinesChapitre 66 sur 86 · LES RETRAITES POUR LA VIEILLESSE · texte numérisé non relu

LES RETRAITES POUR LA VIEILLESSE

sera rémunérée par là du supplément de dépenses occasionné par l'institution des retraites.

Enfin la commission propose d'accorder, aux frais de l'état, 10 shillings par semaine à toute personne qui devient incapable de travail à la suite d'un accident. Mais dans ce cas, le pensionnaire devrait avoir fait preuve de prévoyance en versant, pendant cinq années au moins, 1 shilling par semaine à n'importe quelle société ou caisse de secours.

Pour faire face aux dépenses préposées, la commission demande des ressources à des impôts nouveaux sur les courses, les distractions sportives, les billards, et à l'élévation des amendes qui punissent l'ivrognerie.

Elle conclut que pour une cause si humaine et si juste tout accroissement d'impôts, toute nouvelle taxe serait équitable.

Le projet de la commission parlementaire de Nouvelle- Galles, déposé en 1896*, n'a pas été réalisé.

Victoria est sur le point d'adopter un projet beaucoup plus étroit, préparé par une commission royale qui a siégé en 1898 ^. Le rapport de cette commission constate que les retraites pour la vieillesse sont le complément naturel des lois ouvrières et notamment de celle qui établit le mi-

(1) Législative Assemhly, New South Wales. Report from the Select Committee on Old Age Pensions, Sydney, 1896, in-4».

Le gouvernement de Nouvelle-Galles a publié en outre une enquête de M. J.-G. Neild, intitulée : Report on Old Age Pensions, Charitable Relief and State Insui^ance in Èngland and on theContinent of Europe^ Sydney, 1898, in-4«. Ces rapports se trouvent au Ministère du Commerce (Paris).

(2) Victoria. Report of the Royal Commission on Old Age Pensions, Melbourne, 1898, in-4». (Au Ministère du Commerce, Paris.) Le projet vient d'être voté. Je n'avais pas reçu, au moment de mettre sous presse (janvier 1901), le texte définitivement adopté.

Page 1