LES RETRAITES POUR LA VIELLESSE
les passes de chemins de fer^ les abonnements; devant les inspecteurs du travail et la cour d'arbitrage, ils sont des chefs d'industrie comme les autres, n'ayant ni obligations ni privilèges spéciaux. Ils ne sont point^ institués pour donner l'exemple du patron-modèle et pour traiter les ouvriers mieux que les autres patrons, mais simplement pour bien administrer la propriété de l'état. Du reste ils ont, sur ce point, rempli leurs devoirs ; les chemins de fer néo-gallovs sont les plus confortables et les moins lents ; ils sont les seuls aussi qui rapportent assez pour payer l'intérêt des capitaux empruntés pour leur construction.
Les autres colonies ont imité l'exemple de la Nouvelle- Galles ; mais elles n'ont établi ou maintenu qu'un seul commissaire; elles conservent au-dessus de lui un ministère des chemins de fer. La Nouvelle-Zélande n'a plus de commissaire depuis quelques années, ,^e a rendu toute l'administration des voies ferrées à un membre du cabinet ; les ouvriers préfèrent ce système, ils se trouvent plus à l'aise sous l'autorité d'un homme politique sujet à réélection que sous celle d'un commissaire irrévocable.
Au reste, la Nouvelle-Zélande a, comme on l'a vu, conservé le système du commissariat pour l'administration de son assurance sur la vie.
Parmi les employés de l'état, ceux de l'administration {Civil Service) forment une petite catégorie que nous ne saurions appeler privilégiée, puisqu'elle est sujette aux mêmes obligations que nos fonctionnaires et n'a pas beaucoup plus d'avantages. Les civils servante sont recrutés par concours. On se plaint, comme partout, que ces exa-