‹ Le socialisme sans doctrines, la question agraire et la question ouvrière en Australie et Nouvelle-ZélandeChapitre 14 sur 98 · M ET IX · texte numérisé non relu

M ET IX

50 kilomètres de Sydney, prit la suite d'une colonie coopérative qui s'était dissoute après avoir élevé quelques bâtiments et commencé la plantation d'un verger. Le terrain, resté en grande partie sous la forêt primitive, fut confié vers la fin de 1896 au Ministère du travail qui essaya d'en faire une ferme ouvrière.

On se proposait de « donner aux sans-travail un refuge qui n'aurait pas les inconvénients d'un dépôt de mendicité, qui permettrait à ceux qui ont conservé leur vigueur de se remettre et de former par le travail et l'économie un capital qui leur donnerait le moyen de faire face aux difficultés de la vie. On leur offrait des conditions favorables à la santé, mais trop peu attractives pour les détourner du travail ' ».

Les ouvriers envoyés à la ferme devaient être choisis par le 31inistère du travail ; ils ne pouvaient prolonger leur résidence au delà d'un certain temps; ils étaient logés, nourris avec interdiction de se procurer des boissons alcooliques ; leurs salaires se portaient à leur actif, et, lorsque leur compte dépassait un maximum, ils devaient quitter la ferme.

Les travaux ne consistaient pas seulement en défrichement comme à Leongatha, mais les pensionnaires devaient apprendre l'agriculture sous la direction d'une personne compétente. La première expérience commençait lors de mon séjour. Une vingtaine d'hommes avaient été envoyés à la ferme vers la fin de 1898.

Les Ministères du travail des deux colonies considé-

(1) Note manuscrite du Ministère du Travail, Sydney.

raient alors ces entreprises comme des essais qui pourraient n'être pas continués. On peut les considérer aujourd'hui comme abandonnées sans retour.

Page 1