Der geschlossene UandeUstaat
vigilants gardiens de l'orthodoxie, n'avaient éprouvé aucun scrupule à instituer et à maintenir un ordre social contraire à celui que tant de théologiens identiiîent avec l'ordre social en soi.
Mais on voit, d'autre part, quelle erreur on com-> mettrait en considérant comme inséparables les notions de démocratie et de socialisme^ ou en présentant le socialisme — pris en lui-même et non dans telle ou telle de ses manifestations historiques — comme le prolongement naturel et nécessaire de la démocratie. La plus grande et la plus parfaite des réalisations socialistes que fasse connaître l'histoire, l'Etat du Paraguay, nous montre combien ces notions sont distinctes et séparables. Non seulement cet Etat socialiste pur est aussi éloigné que possible de toute forme et de tout idéal démocratiques, mais dans le milieu où il est né et où il a vécu, la démocratie était absolument impossible à acclimater. Le succès du système socialiste instauré par les Jésuites au Paraguay apparaît lié à l'absence de tout sentiment et de toute idée démocratiques chez les Indiens, au ' respect religieux qu'ils ressentaient pour les Pères, à l'existence d'une autorité spirituelle absolue, sans contrôle, sans limites, bannissant des âmes, en même temps que tout intérêt privé, toute initiative personnelle et tout principe d'action individuelle^
Jne objection de principe à l'idée d'une étude du Socialism& suivant les peuples : a La science n'a pas de patrie, et le socialisme est une science ». — En quel sens il est vrai et en quel sens il est faux que la science n'ait pas de patrie. — Equivoque dans l'expression de « socialisme scientifique ». — Dans quelle mesure le socialisme peut et dans quelle mesureil ne peut pas être « scientifique ». — L' « au delà » dans 1& socialisme et le caractère des peuples.
Avant d'aborder l'objet de notre étude, il nous faut examiner la valeur d'une objection qui, si elle était idmise, ferait disparaître cet objet même et la possibilité d'une telle recherche.
« Les idées, dit-on, n'ont pas d'état civil; la science [l'a pas de patrie ; or le socialisme est une science. [1 ne peut donc pas plus y avoir de socialisme français, anglais ou allemand que d'arithmétique russe, de géométrie italienne ou d'astronomie suédoise. »
Telle est l'objection. On va voir que le syllogisme dans lequel elle s'exprime n'a point de force probante parce que chacune des deux prémisses repose sur une confusion. Quand on dit que « la science n'a pas de patrie », il ne faut pas oublier d'ajouter, comme l'a fait Pasteur, que « le savant en a une ». Cela veut dire d'abord que le savant est un homme avant d'être un savant, et que sa vie intérieure, ses sentiments sont bien distincts des faits qu'il découvre.
Mais ce n'est pas tout. Il faut se garder de confondre la science faite avec la science qui se fait. Il est très exact qu'une fois découverte une vérité scientifique est en principe communicable à toute intelligence humaine; encore cela n'est-il vrai qu'a 2:)rincipe et non en fait, en théorie et non en pratique : combien d'élèves d'une classe de mathématiques comprennent-ils réellement la science qu'oi leur enseigne?
Mais si une vérité une fois découverte peut devenii le bien de n'importe qui, il ne suit pas de là qu( n'importe qui eût pu la découvrir, ni qu'elle eût pu] être trouvée n'importe où. Personne ne prétendrai que ce soit par hasard que Galilée ou LavoisierJ se sont trouvés être Italien et Français plutôt que] Fuégien et Hottentot. L'histoire des sciences montn que, parmi les innombrables groupements humains,] un petit nombre seulement se sont montrés capables] de faire œuvre scientifique. Même dans cette catégorie] ■de privilégiés les aptitudes des difterents peuples] apparaissent inégales et en tout cas différentes. Tel] peuple est particulièrement doué pour robservationj patiente et le classement méthodique des faits ; tell autre pour l'intuition des grandes hypothèses et des] lois les plus générales; le troisième pour l'applica-j tion pratique et l'utilisation technique des découvertes faites ailleurs.
Mais les conceptions philosophiques, sociales,] socialistes en particulier, sont-elles du moins, une) fois formulées, communicables comme les théorèmes! de la science? Se détachent-elles en quelque sorte de leur lieu d'origine pour être pleinement saisies etj entièrement assimilées sous n'importe quelle latitude] et par une race quelconque? La suite de cette étude montrera qu'il n'en est rien, que les peuples portent •dans ces constructions l'originalité de leur tempéra-l
ment et de leur caractère, qu'ils sont bien souvent réfractaires aux idées sociales venues du dehors, et que, lors même qu'ils croient les adopter telles quelles, ils leur font subir, du fait même de cette adoption, les altérations les plus profondes.
A dire vrai, personne n'en douterait si l'expression de « socialisme scientifique » adoptée parles marxistes pour caractériser et célébrer la doctrine de leur maître, n'était venue créer la confusion dans les esprits.
« Le socialisme, a dit Wilhelm Liebknecht, n'est pas seulement un parti politique, mais aussi muq science ». Et Friedrich Engels a exposé comment, à ses yeux, par le génie de Karl Marx « le socialisme est passé de l'utopie à la science » : avant Marx les penseurs socialistes tiraient de leur seule raison et de leur cœur l'image d'une société idéale qu'ils opposaient à la société existante ; Karl Marx, le premier, a découvert les lois d'évolution de la société capitaliste et la nécessité interne par laquelle, spontanément et fatalement, le « mode de production capitaliste » se détruit lui-même. Ainsi u le socialisme est devenu une science » en même temps qu'il est ,« l'expression théorique du mouvement prolétarien ^ ».
Il est certain que Karl Marx s'est abstenu de décrire en détail la société future; il s'est refusé à « formuler des recettes pour les marmites de l'avenir ». Pourtant,, comrne il n'était point seulement un historien et un économiste décrivant des faits et s'efforçant à dégager des lois, mais aussi et surtout un chef de parti indiquant à ses troupes des formules d'action, il n'a pas pu échapper complètement à la nécessité de donner au moins une idée
1. Cf. F. Engels, Philosophie, Economie Politique, Socialisme (contre Eugène Dûhring), trad. fr. E. Laskine, introd. ch. i et 3*^ partie, ch. i et ii.
générale de la société qui se substituerait, par un acte révolutionnaire du prolétariat, à la société bourgeoise. S'il ne l'avait pas fait, il est bien clair qu'il aurait enlevé à ses partisans toute raison d'agir.
En réalité Marx et Engels, dans le Manifeste Communiste, quand ils indiquent les « mesures de transition » que fera prévaloir la Révolution triomphante ne se bornent pas à faire la théorie scientifique de l'évolution qui se déroulerait dans les faits. Quand Engels, dans VAntidûhring écrit que « l'appropriation sociale des moyens de production... assurera à tous les membres de la société une existence non seulement parfaitement suffisante et plus riche de jour en jour au point de vue matériel, mais leur garantira le développement et la mise en œuvre absolument libres de leurs dispositions physiques et intellectuelles », il ne tient pas un langage différent de celui des grands « utopistes », si ce n'est que « sa recette » d'avenir est autre que celle d'un Saint-Simon ou d'un Fourier.
Et le chef des marxistes allemands, August Bebel, dans son livre bien connu sur La Femme, a bel et bien tracé le tableau de « l'Etat de l'avenir » et construit une « utopie », au sens que le marxisme donne à ce mot.
Il en serait forcément de même pour toute doctrine sociale : la science nous dit ce que sont les choses, et parfois ce qu'elles seront; elle ne nous dit pas, elle ne nous dira jamais ce que nous devons faire, parce que telle n'est pas sa fonction. On a parlé ^souvent de « faillite de la science » parce que la science ne nous donne pas la morale dont nous avons besoin : mais c'est que nous lui demandons ce pour quoi elle n'est pas faite.
La science nous fait connaître la réalité, et non pas notre devoir. Elle dégage des lois, non des règles de conduite. Sans doute elle peut nous suggérer des
techniques, nous donner des moyens d'action : mais zes moyens n'ont de valeur que par rapport à une fin déterminée : et cette fin, ce n'est pas la science qui la définit.
Par exemple une connaissance plus profonde des ois physiologiques nous^donnera le moyen de proonger la durée de la vie humaine par une sage lygiène et une thérapeutique perfectionnée. Mais la ^'ie vaut-elle la peine d'être vécue ? La maladie doit-elle être combattue et autant que possible vaincue, OH doit-elle être considérée, comme elle l'a été par Pascal dans une Prière fameuse, comme un bienfait providentiel par lequel Dieu anéantit en quelque sorte, pour l'avantage de la créature, les idoles trompeuses du monde et de la chair? La physiologie n'a pas réponse à ces questions, la médecine ne les pose pas : elle les suppose résolues.
11 n'en est pas autrement dans les sciences sociales. Elles nous mettent en possession de lois qui nous font connaître des relations constantes entre les phénomènes. Elles ne déterminent pas les fins en vue desquelles cette connaissance peut être utilisée. Les considérations d'opportunité, d'équité, de justice, qui dominent l'action en général, et spécialement l'action politique et sociale, sont absolument étrangères à la science.
L'analyse des fonctions de la monnaie comme intermédiaire dans les échanges et mesure des valeurs ne permet pas Je résoudre le débat entre monoméîaUisles et hiraHallistes. L'analyse du mécanisme du commerce extérieur, du phénomène du change, ne permet pas de départager les protectionnistes et les liOre-écJiangistes.
Le marxisme affirme la concentration des entreprises, l'élimination progressive de la petite industrie, du petit commerce, de la petite exploitation rurale.
Cette prétendue loi n'a pas été vérifiée, mais au contraire abandonnée, depuis, par de nombreux théoriciens marxistes. Mais, en admettant qu'elle fût démontrée, quelles conséquences pratiques devrait-elle entraîner ?
On aura constaté une tendance, formulé une loi d'évolution : la science économique peut faire cela, elle ne peut faire que cela.
Cette concentration des entreprises et de la propriété, doit-on y assister passivement, la laisser s'opérer sans intervenir en rien dans le cours des choses? Doit-on l'accélérer, par exemple en favorisant par des mesures fiscales la grande propriété aux dépens de la petite? Doit-on au contraire la ralentir, l'entraver par toute une politique tendant à maintenir et à fortifier le petit commerce, la petite propriété?
Autant de modes d'action entre lesquels la science économique ne nous donne pas le moyen de choisir. Car si l'homme d'Etat désire, dans l'intérêt de la stabilité politique par exemple, conserver à un pays les classes moyennes menacées par révolution économique, ou si le philanthrope se refuse à accepter de gaieté de cœur que des milliers d'existences soient broyées par la concurrence, il est de toute évidence que ces préoccupations n'ont rien de commun avec la science. 11 en est de même pour celles du socialiste marxiste qui attend avec impatience l'heure où la concentration industrielle lui permettra d'opérer la socialisation des moyens de production.
L'idéal n'est pas donné dans la réalité, ni la règle d'action dans la constatation de fait : cette vérité d'ordre général s'applique avec d'autant plus de force aux doctrines socialistes que c'est précisément dans leur cas que l'idéal formulé s'écarte le plus delà réalité.
Le marxiste allemand Bernstein a dû reconnaître *
1. Socialisme et Science, trad. fr. Paris, Giard et Brière, 1902, p. 47-49.
que le socialisme « n'est et ne peut être exclusivement une science. Le socialisme est la théorie d'un ordre social à venir, et c'est pourquoi ce qu'il y a en lui de caractéristique échappe à toute démonstration scientifique ».
On voit en quel sens le socialisme (comme toute autre doctrine sociale) peut et dans quelle mesure il ne peut pas être scientifique. Il lui est loisible de tenir compte d'un nombre toujours plus considérable de faits, et d'essayer d'utiliser à ses fins le plus \ possible de lois vérifiées : lois non seulement économiques, mais aussi bien psychologiques. Mais il restera toujours que ce qui dans le socialisme est proprement scientifique n'est pas socialiste et que ce qui est socialiste n'est pas scientifique.
11 n'y^a de science que de ce qui est. Or, ce qui doit être, par définition, n'est pas. La « société de demain » ne peut pas être objet de science pour le savant d'aujourd'hui.
Dans le socialisme il y a de Vau delà, l'idée d'un ordre qui n'est point sans doute au delà de l'existence terrestre comme les paradis des religions, mais qui pourtant est « au delà des limites de notre connaissance posilioe. »
Cet ordre avenir doit être réalisé sur la terre; mais l'image que les doctrines socialistes en tracent chez les dilTérents peuples, la méthode par laquelle elles comptent le réaliser, sont révélatrices comme l'image que les peuples se sont faite, dans leurs religions et leurs mythologies, de l'au delà métaphysique ; elles traduisent de même les exigences de leur nature, les aspirations de leur être, les souvenirs les plus lointains du passé de la race, et, pour tout dire d'un seul mot, leur à me.
Le conflit des traditions : lutte du socialisme français et du socialisme allemand en France. — Les tendances socialistes en 1914. — Le réformisme : raisons profondes de sa vitalité dans le socialisme français. — Le syndicalisme révolutionnaire : sa doctrine, ses origines. — Les caractères propres du socialisme français. — Le socialisme et la Révolution française.
La France socialiste se présente à l'heure actuelle, comme un terrain d'alluvions où Ton peut distinguer deux stratifications bien distinctes. La couche la plus superficielle, parce qu'elle est la plus récente, est constituée par le socialisme marxiste, apporté d'Allemagne; à la surface, on n'aperçoit que lui; si l'on creuse plus profondément, on atteint les couches sous-jacentes de terreau national, le socialisme français.
Du marxisme nous n'avons rien à dire ici : il appartient à l'Allemagne, il ne s'explique bien qu'en elle et par elle. Il s'est répandu hors de l'Allemagne, à la faveur des succès et de l'expansion germaniques, un peu comme les invasions et la conquête arabes
ont répandu jusqu'au Maroc et en Espagne, avec la foi islamique, toute une culture qui, pour avoir été implantée en Afrique et en Europe, n'est pourtant nullement européenne, ni africaine, mais proprement arabe.
Le socialisme en France est tourmenté et parfois, comme aujourd'hui, violemment secoué par un irréductible conflit de traditions. La France est un champ de bataille entre deux socialismes : un socialisme français et un socialisme étranger.
Le Parti socialiste unifié a été fondé sur la base des résolutions votées au Congrès international d'Amsterdam, au mois d'août 1904, sous la pression de la Sozialdemokratie allemande, après des interventions restées célèbres de Bebel et de Kautsky ; elles n'avaient et ne prétendaient avoir aucune originalité : elles étaient seulement destinées à définir et imposer la doctrine et la tactique marxistes. Leur importance doctrinale est nulle, leur importance historique considérable ; elles constituèrent la condamnation de la tactique réformiste de Jaurès et du Parti socialiste français au profit du marxisme; et elles servirent de règles à la « déclaration commune des organisations socialistes » adoptée le 13 janvier 1905 par toutes les fractions socialistes qui allaient constituer le Parti unifié. Les délégués y déclaraient que « l'action du parti unifié doit être dirigée par les principes qu'ont établis les Congrès internationaux, en particulier les plus récents, ceux de Paris en 1900 et d'Amsterdam en 1904 ». « L'Internationale a ordonné, écrivait un marxiste français^, et parce que l'Internationale a ordonné, la déviation socialiste a pris fin ». Un petit fils de Karl Marx a vanté - « l'humilité magnifique ^de Jaurès n'hésitant pas à renoncer à la tactique qu'il
1. Paul Louis, L'avenir du socialisme, Paris 1905, page 44. — 2. Jean Longuet, Populaire, 2 août 11)19.
avait éloquemment défendue à Amsterdam contre Bebel ».
A partir de ce moment la politique de la majorité des socialistes, et du grand orateur qui leur servait de porte-parole plutôt que de chef, subit une complète modification. A l'intérieur elle fut caractérisée par l'isolement du Parti socialiste qui, en vertu du principe de lutte des classes, s'opposait brutalement à tous les autres partis, y compris les partis républicains de gauche considérés, selon les termes de la déclaration de 1905, comme autant de « fractions politiques bourgeoises ». A Textérieur le point de vue national qui avait toujours été l'un des traits les plus marqués du socialisme français était éliminé au profit d'un internationalisme de plus en plus dogmatique et agressif; sous l'influence de la Sozialdemokratie allemande, considérée dans toute l'Internationale comme à\ modèle et comme directrice de conscience, « la section française de Tlnternationale » favorisait souvent les prétentions de la diplomatie impériale allemande i.
Mais ni les résolutions d'Amsterdam ni la constitution du Parti unifié ne mirent fin aux conflits de tendances. D'une part, de nombreux socialistes, qui avaient participé, parfois avec éclat, à la propagande, du socialisme en France, refusèrent d'adhérer à l'unité ainsi imposée ou s'en dégagèrent dans la suite ainsi Millerand, qui dans le célèbre discours de Saint-Mandé avait défini avec force le ^« socialisme^ réformiste français » ; Briand, qui, dès le Congrès d'Amsterdam, se déclarait las de la Genosserei (camaraderie) allemande; Viviani. qui. dans son premier
1. Par exemple Bebel disait (cité par la Revve Socialiste, 1905, II, p. 192) « Jaurès n'a jamais cessé d'intervenir avec persévérance pour que la. France fît droit aux désirs de l'Allemagne concernant le Maroc ». Cf. E. Laskine, L'Internationale et le Pangermanisme, ch. m, iv et v.
I,E SOCIALISME E?v FRANCE 67
discours à la Chambre comme ministre du Travail dans le cabinet Clemenceau, se disait repoussé du Parti unifié par l'antipatriotisme militant qui y sévissait; ainsi Clovis Hugues, Paschal Grousset, et d'autres survivants de la Commune et des luttes du second Empire.
D'autre part, au sein même du Parti, les divergences doctrinales subsislaiônt, soutenant et entretenant les rivalités personnelles. « Lorsque je disais un jour que le Parti n'a pas de doctrine, avouait Albert Thomas ^ je constatais simplement qu'en dépit des résolutions unanimes des Congrès, en dépit des votes unanimes des élus à la Chambre, le Parti sollicité sur tous les problèmes par des méthodes d'application diverses, par des interprétations diverses du mouvement ouvrier moderne, par des tactiques diverses, n'a pas le courage d'opposer nettement idée à idée, tactique à tactique, doctrine à doctrine, et s'en tient à des formules d'unanimité qui ne peuvent, en raison de leur caractère fatalement imprécis, avoir la valeur ni la fécondité d'une règle d'action. Nous cherchons à racheter par un vote d'unanimité, c'est-à-dire au fond par une abdication intellectuelle, la violence de nos oppositions sentimentales. »
De Congrès en Congrès, depuis Amsterdam jusqu'à la grande guerre, les « tendances » s'aiïrontaient : « (jucsdisios » donnant à la « lutte des classes » une valeur absolue et en déduisant une tactique de rigoureuse intransigeance ; « jauressistcs » essayant de concilier une tactique réformiste avec des formules révolutionnaires, et tâchant de ne point perdre tout contact avec le milieu extérieur ; « sijndiralisles », déniant au parti et à l'action parlementaire toute valeur d'émancipation, concentrant dans le syndicat