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PRESENTATION DE LA VIEUGE AU TEMPLE

(Oratoire do saint Bernardin, Sienne

(Jliflii- Aliiiiiri MOITIÉ PK GAUCHE.)

à Fauslina, elle épousa Riccio, un des élèves de son père. Divers critiques ont prétendu retrouver les traits de Béatrice dans plusieurs peintures de son mari, et ils ont poussé le zèle si loin qu'ils l'ont reconnue jusque dans certains types d'hommes, parfaitement ombriens, des fresques de Monte Oliveto, exécutées au moins quatre ans avant son mariag'e. La vérité est que dans certaines œuvres juvéniles, mais dont nous ne connaissons pas la date exacte, apparaît un joli type de femme, fin et pensif, tout à fait différent de celui des Courtisanes de Monte Oliveto: visage allongé, nez droit, beaux yeux largement fendus, lèvres minces, chevelure soyeuse, avec un teint, des épaules et une gorge admirables. Ce type très séduisant se remarque dans plusieurs études expressives de petites dimensions, la /wriîM du Musée de Sienne, et la Lucrèce de la collection Kestner à Hanovre — deux panneaux qu'unissent d'étroits liens de parenté (i), — et trouve sa plus parfaite réalisation dans la magnifique Lucrèce du musée de Turin (p. 41) (2); ce sont les mêmes traits et la môme coifïure ; la bouche est peutêtre un peu trop ouverte — les personnages du second plan sont franchement grimaçants, — mais l'expression du regard et le modelé de la poitrine palpitante donnent à ce morceau une valeur exceptionnelle. Il est assez vraisemblable que celte Lucrèce est celle qui fut offerte au

(1) La froide Charité du musée de Berlin, en diffère sensiblement.

(2) La Lucrèce de Hambourg, plus nue sous un voile transparent, est aussi très expressive, et se rattache au même cycle.

pape Léon X à Florence, en 1515; et l'admiration qu'elle inspira au pontife valut sans doute à l'artiste le titre de « chevalier » qu'il obtint vers ce temps.

Le même type de femme se retrouve dans plusieurs autres œuvres du Sodoma, dans la charmante Sainte Famille de la Galerie Borghèse (p. 45), ou dans celle de la confrérie des « Disciplinati » à l'hôpital de Sienne — cette dernière pourtant d'une suavité un peu plus conventionnelle, comme plusieurs autres Madones de l'artiste.

La Luerèce offerte à Léon X et l'obtention du titre de « chevalier » sont des épisodes importants des relations de Bazzi avec Rome. On a vu que dès août 1507 il avait probablement fait une fug^iie jusqu'à la Ville éternelle, mais nous ne savons rien de ce premier séjour. L'année suivante, quand il eut achevé les fresques du cloître de Monte Oliveto, il y retourna, et cette fois y obtint d'importantes commandes, grâce à la protection du grand banquier siennois, Agostino Chigi « il Magnifico », et de son frère Sigismondo Chigi, gendre de Pandolfo Petrucci. Durant l'automne de 1508, il commence à peindre au Vatican le plafond de la célèbre « Chambre de la Signature », en trace les compartiments et les sépare par d'éléganles arabesques, puis y exécute au centre un vol d'anges qui s'élèvent au ciel, et tout autour, de petites scènes, les unes en grisaille, les autres en couleurs sur fond d'or simulantla mosaïque, lorsque brusquement l'impétueux Jules II ordonne la destruction de tout le travail accompli et confie la décoration ù Raphaël. Sans doute la lenteur avec

(Juche Aliuari.

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